JOHNNY BOY « modern idol » (anywave) : C’est un peu la version post-punk, dansante, et présentable (qui a dit édulcorée ?) des lyonnais de Binaire, non ? Et parfois, j’ai envie d’y croire… malgré certains rythmes bien putassiers.

CHARGE 69 « résistance électrique » (combat rock) : Waouh, je n’avais pas fait gaffe que Vérole des Cadavres avait rejoint ce groupe de Metz (avec des ex-PKRK). Donc c’est du punk rock français. Et disons que Les Cadavres me faisaient plus d’effet quand j’étais jeune ! Mais bon, c’est bien fait.

FIFTYNINERS « psychorama » (twelve rds) : Dans la vie il y a ceux qui brouillent toujours les pistes pour ne pas être rangés dans des cases et il y a les autres. Ces trois italiens portent des Creepers et des bananes, aiment les têtes de mort sur leur contrebasse et nomme leur album « psychorama »… Ne me dites pas qu’en plus ils se revendiquent d’Eddie Cochran?

MAGNETO « 8 songs » (some produkt) : Voilà un bout de temps que nous avons reçu la démo de ce duo guitare baryton / batterie. Leur post-punk noise, avec son énergie décomplexée, lorgne régulièrement du côté de Fugazi (version tendue du slip) et ça ne pouvait que nous causer (même si c’est parfois maladroitement). A suivre donc, pour une chronique plus longue d’un album.

PITCHOUTCHOULEX « the emperor likes the special food » (autoproduit) : « Une musique moche que les gens n’aimeraient pas« . C’est eux qui le disent. En fait, ça reste du punk tendance prog, avec une grosse influence Primus. Désolé, y en a trop partout, et ça me fatigue.

SUBCITY STORIES « behind the memory tree » (not a pub) : Des jeunes qui se remettent au post-hardcore émotionnel tant en vogue dans les 90’s. De très bonnes choses dans la musique, mais j’ai plus de mal avec la voix lead. Son côté mélo pleureur m’agace (ça doit être l’horrible influence de Sunny Day Real Estate) mais dans le genre (Sunny Day Real Estate, At The Drive In, Thursday, etc.), les gars savent y faire.

PANZER « flower » (autoproduction) : le terme Panzer (blindés allemands) m’évoque un truc pas fin, lourdingue… Tiens le groupe fait dans « l’electro rock franchement dancefloor »… pas besoin d’en rajouter.

TRANSITIONAL « nothing real nothing absent » (conspiracy) : Ça doit pas aller fort pour composer des trucs pareils ! En tout cas, leur vision du monde fait bien flipper. Quand je pense que certains utilisent la musique électronique pour faire danser ! Les nazes !

[bleu] « sincères autopsie de la finesse » (autoprod) : Heureusement qu’un titre se nomme « auto-gerbés » (celui que j’aime le moins d’ailleurs), sinon j’aurais pensé que [bleu] se prenait bien trop au sérieux avec ses réminiscences de Rachel’s, de musiques anciennes (titre 1 & 2) et ses dérives electro (4 & 5)… Attention à ne pas être trop fin quand même !

K BRANDING « alliance » (Humpty Dumpty) : Un disque aussi noir que sa pochette. Les belges nous livrent un second album dont le rock radical flirte avec l’indus pour livrer un son aussi froid que frontal. Pas mal du tout.

THE JUNE AMPERA « joesson » (autoproduction) : Hardcore émotionnel avec une légère tendance à gueuler. Ça fonctionne, même si on a déjà entendu beaucoup mieux…

BD HARRINGTON « the kid strays » (travelling music) : BD Harrington me rappelle un peu Leonard Cohen… pas franchement gai donc, et même si ça n’est pas aussi intense que le vieux  Leonard, il y a de ça…

UNCOMMON MEN FROM MARS « i hate my band! » (kicking rds) : J’ai cru qu’ils s’étaient plantés au pressage et qu’ils avaient confondu avec le nouveau NOFX, mais non, ce sont bien nos frenchies ! En dehors de l’originalité, ils n’ont vraiment plus rien à envier aux californiens.

LILIDOLL RAGE « horror songs » (autoproduction) : Ce duo me replonge dans les années L7 / Hole, avec tous ces groupes de filles qui faisaient dans le lourd, le cradingue et le poilu (X Syndicate en France, tout ça)… Bon, là, c’est un peu minimal musicalement (pour ne pas dire limite parfois, surtout côté batterie), mais la passion y est et le chant est pas mal.