totale_eclipse_epDerrière ce nom ridicule se cache en réalité ce que nous pourrions qualifier, et j’espère qu’ils ne m’en voudront pas pour cela, de suite des fabuleux Rubiks. Les Rubiks, tu t’en souviens surement. Nico de Ned, Seb des Kabu Ki Buddha, Andrew Duracell, et du génie bourré de références plus ou moins bonnes. Et bien, Totale Eclipse reprend les choses là où les avaient laissées les Rubiks : de la pop, du rock progressif, de vague réminiscence mathrock, quelques souvenirs psyché et bien entendu une grosse dose de références classic rock. Seul changement, Andrew a laissé sa place de batteur à Franck de Gaffer records, alias Sheik Anorak. La face A montre un véritable amour de la mélodie pop avec ses vocaux aériens, pas loin de les faire passer pour de vieux hippis (et qui me rappellent un peu les derniers essais de Ned). Evidemment, l’ensemble fait bien ces 7 minutes. Quand on aime on ne compte pas. Et puisqu’il y a du temps, le groupe y incorpore quelques dérives plus abstraites, que certains qualifieront de psyché, mais que je trouve personnellement un peu longues. Pour ce qui est du son, on a déjà vu mieux, c’est très brut, mais ça passe. La face B, plus courte, se permet tout de même un joli 6 minutes 29, tout aussi rempli à ras bord. Les lyonnais veulent sans doute rendre hommage aux gloires du rock progressif. En attendant, ce second morceau est un très beau mélange dans lequel on retrouve un peu du Fugazi de la fin, avec des trucs plus punk rock, de belles harmonies pop (même si parfois le chant est limite juste), et une construction toujours assez prog. Et c’est là aussi un excellent morceau qui montre encore une fois que ces gars ont beaucoup de classe, et que leur talent n’est définitivement plus à remettre en cause.
Le disque sort conjointement sur SK, Rock’n’roll masturbation et Gaffer, c’est à dire les labels montés par ces trois membres. On est jamais mieux servi que par soit-même !

(45t – SK/Rock’n’roll masturbation/Gaffer)