milankAidé assez mystérieusement par un agent du F.S.B. (l’ex-K.G.B.), Milan King a réussi à récupérer l’argent que Rugovic voulait détourner et a ainsi pu financer l’opération chirurgicale dont Igor avait un besoin vital. Mais alors qu’il est à Londres pour rencontrer un opposant au président Paline exilé en Angleterre qui l’a contacté pour organiser l’assassinat du dictateur russe, il apprend qu’Igor vient d’être expulsé des Etats-Unis –sur son lit d’hôpital et alors qu’il est encore dans le coma !- et se trouve dans un avion à destination de Moscou. L’administration américaine vient en effet d’accepter d’extrader Milan et son ami en échange de la promesse de Paline de ne pas aider le Venezuela à développer son secteur nucléaire civil…Poussé dans ses derniers retranchements et sachant Igor en danger, Milan n’a d’autre solution que d’accepter la protection d’Anton Nikolaevitch.

Scénario aux multiples rebondissements, héros « bigger than life » seul contre tous, scènes d’action épiques, complots d’état, dessin réaliste techniquement irréprochable mais un brin stéréotypé : « Milan K. » se place clairement dans la lignée des thrillers comme « XIII » (en plus vraisemblable tout de même) ou autre « Alpha » (en un peu moins compliqué). Efficace mais pas très original (comment vous expliquez que ces gars-là sont toujours entourés de super jolies filles et, surtout, qu’ils les mettent toutes dans leur lit ?) donc. Même si « Milan K. » a une valeur ajoutée indéniable : sa volonté de critiquer frontalement (le président russe s’appelle Vladimir Paline !) le « dictateur » (je cite car je n’ai pas envie que Vladimir m’envoie un de ses agents…) russe et de dénoncer ses agissements criminels. Dans cet épisode qui clôt le premier cycle, Sam Timel l’accuse notamment d’avoir lui-même organisé les attentats en Russie et provoqué la seconde guerre de Tchétchénie pour gagner les élections. Et ça, on doit l’avouer, ça nous paît bien ! Espérons simplement que Sam Timel (un pseudo) et les Humanoïdes associés sauront arrêter la série avant qu’elle ne s’auto-parodie comme « XIII ».

(Série découpée en cycles – Les Humanoïdes Associés)