jacuzziboysLe cœur des Jacuzzi Boys balance. Entre des racines garage évidentes et une attirance pour les mélodies accrocheuses et les belles harmonies vocales (d’où ce chant assez souvent dans les aigües de Gabriel Alcala). Et ce troisième album, bizarrement sans titre, en est la démonstration en 11 morceaux qui oscillent sans cesse entre ces 2 pôles. Cédant fréquemment aux appels de sirènes pop, souvent inspirées d’ailleurs, aux accents psychédéliques parfois prononcés, comme sur les bons « Double Visions » et « Duet » (qui rappelle Ben Davis) ou sur « Over The Moon », le meilleur titre de l’album avec son refrain entêtant accompagné d’une grosse guitare bien saturée et « Guillotine » et son côté Blonde Redhead sous hallucinogènes mais sachant aussi hausser le ton le temps de quelques morceaux plus punk comme sur le concis (2 minutes chrono) mais enlevé « Rubble », « Domino Moon » et son refrain parfait, ou la deuxième partie de « Guillotine ».

Peu de scories (à part tout de même les 2 premiers morceaux un brin mièvres qui offrent une entrée en matière plutôt quelconque) en fin de compte sur cet album réussi qui voit se croiser Kinski, Blonde Redhead et les Beach Boys avec une certaine réussite.

(Album – Hardly Art)