Parfois, la découverte d’un album se joue à peu de choses. Pour “The Body, The Blood, The Machine”, ce fut le nom de Brendan Canty (batteur de Fugazi, faut-il le rappeler…), en charge de la production, qui fut prépondérant et me donna envie de m’intéresser d’un peu plus près à The Thermals. Grand bien m’en a pris ! Car cet album a finalement été ma bande originale de l’été.
Si la section rythmique, certes dynamique, est assez basique, les guitares sont quant à elles un réel atout pour The Thermals. Omniprésentes et surtout variées, elles peuvent être mélodiques et flirter avec un pop-punk cher à Knapsack voire Samiam ou plus brutes, voire même rapeuses. Mais c’est bien le chant de Hutch Harris, remonté et charismatique, qui porte littéralement les morceaux et les fait parfois pencher vers l’émotion. Notre homme a foi en ce qu’il fait et ça se sent. Cela donne 10 titres fort bien troussés mêlant énergie punk, qualités mélodiques et grooves bien sentis. Un album très recommandable.

(Album / sub pop)