zarkass2Alors que Marcel Darcel et l’agent Louis Doisy ont atteint l’épave du Triangle et ont pu y faire les repérages et prélèvements incombant à leur mission, Ségolin Le Pen, l’ambassadrice de Gaïa sur la planète Zarkass, les informe que cette communication par satellite sera la dernière (les Triangles ont peut-être repéré Condoleeza XIII et ils ne peuvent prendre le risque que le satellite soit détruit) et leur demande de rejoindre la capitale au plus vite ! New Pondichéry est en effet en proie à de soudaines émeutes, les Zarkassiens, certainement poussés par les Triangulaires, s ‘étant décidés à se révolter contre l’occupant Terrien…

Après la découverte de la faune et la flore aussi étrange qu’imprévisible (des chenille-lions énormes, des arbres sodomites…) de la planète Zarkass dans le tome 1, avec « New Pondichéry mon amour », la série prend un tour plus politique. Avec ces indigènes qui se rebellent contre un occupant qui n’a de cesse d’exploiter les ressources de leur planète en prétextant apporter les bienfaits de la civilisation et ces « Zhâârkhis », autochtones ayant choisi le camp des Terriens qui se retrouvent harcelés par leurs compatriotes, Yann et Cassegrain appuient là où ça fait mal en revisitant un épisode peu glorieux de notre histoire récente.

Un message que le duo livre à sa façon, complètement inattendue et délirante ! Car l’on retrouve bien entendu dans ce nouvel épisode les nombreux jeux de mots (en 3001, on trouve des pantalons Léwouistron Déhn) dans les noms des animaux, des personnages ou des objets de cette planète et autres clins d’œil (à « Terminator », « Alien » mais aussi à des dessinateurs ou aux autres séries de la collection !) auxquels Yann et Cassegrain nous ont habitués dans cette série. Sans parler du caractère bien trempé de la plutôt bourrue Marcel (rappelons que nous sommes en 3001 et que depuis que les femmes ont pris le pouvoir sur Terre après des siècles de domination masculine marqués par la pollution, les guerres ou autres ravages, les prénoms sont désormais asexués…) et de sa façon, particulièrement fleurie, de s’exprimer…

Un drôle de mélange de comédie loufoque, de science-fiction décoiffante et d’Histoire. Rafraîchissant !

(Triptyque – Ankama)