zombillenium3Rien ne va plus à Zombillénium! Aurélien traverse une crise existentielle –il a le blues post-mortem !- et frise le burn out et, surtout, un consultant vient d’être envoyé par la maison mère qui possède le parc d’attractions (où, pour rappel, seuls vampires, monstres ou loup garous ont le droit de travailler) pour seconder le directeur Francis Von Bloodt. Vampire lui aussi, Bohémond Jaggar de Rochambeau a pour mission de trouver des solutions pour redresser la barre de Zombillénium, au rendement trop peu juteux aux yeux des actionnaires !

On retrouve dans « Control Freaks » ce qui a fait la réussite de la série jusque là : ce dessin assez incroyable, véritable marque de fabrique d’Arthur de Pins, entièrement réalisé par informatique, un humour noir ravageur et un scénario aux petits oignons vraiment pas avare en surprises et autres rebondissements (dans ce nouvel épisode, outre la mise à l’écart de Von Bloodt, on en apprend notamment un peu plus sur le secret et la présence de Gretchen dans le parc).

Mais si « Zombillénium » nous fait un effet monstre, c’est aussi parce qu’elle a du mordant cette série, et pas uniquement parce que certains de ses personnages sont des vampires ! Car de Pins n’hésite pas, en effet, à se montrer virulent et critique, pointant du doigt l’intolérance et la xénophobie dans les campagnes françaises dans le tome 2 ou brocardant, dans ce nouveau tome, le système capitaliste actuel au travers du personnage froid et cynique de Jaggar qui fera tout pour que le parc remplisse sa mission de départ : être « une pompe qui envoie du fric aux actionnaires et des âmes à Béhémoth ». On ne saurait plus clairement décrire le monde de l’entreprise, surtout quand c’est un directeur vampire qui le dit…

(Série – Dupuis)