shadow motelUn beau chant féminin dont on retrouve une accointance avec Lydia Lunch (en plus lumineux), ou avec Emilie de Berline 0.33, un orgue et des racines sixties, une guitare pleine de reverb qui s’évade vers des délirs no-wave, une batterie minimale… les trois naviguent à la limite de l’indie et de choses plus cold.  Les ombres de JC Satan, The Kills, Sonic Youth, Portishead ou Lydia Lunch sont perceptibles. Parfois l’ensemble peut devenir un peu mielleux ou surfait, quitte à se perdre un peu. L’orgue et le chant pourrait sans doute laisser un peu plus de place à la guitare, cela n’aurait sans doute pas fait de mal. Certes. Mais le groupe ne manque pas de bonnes trouvailles pour rattraper tout cela. Du coup, si il reste du tri à faire dans les titres de cet album, les racines sixties et les ambiances cold énervées permettent sans soucis de retenir l’attention.

(album / crane rds)