computerstaat-coverLe grand Manitou de votre webzine préféré avec qui on s’échange nos productions persos me fait parvenir son tout dernier projet qu’il fait avec sa chérie. En personne de confiance que je suis, il me demande de lui dire ce que j’en pense… Bam ! Chronique surprise ahahah ! Pour ceux et celles qui ne connaissent pas le parcours de ces deux là, on les a entendus au sein de tout un tas de groupes (la liste est très longue et en plus ils sont vieux, so…) et parmi ceux qui ont eu la chance de tomber dans les oreilles d’un public il y a eu Trivia, Pregnant, Kimmo, etc… Duo, donc. Fini le carcan du groupe qui est un mal pour un bien mais qui, dans cette démocratie souvent menée par un dictateur, ne laisse transpirer qu’une part de chaque individu. Une chose saute aux oreilles à l’écoute : ils sont là, devant nous, on les voit, on entend comme une évidence, entiers, dans leur élément, en couple, roucoulant. Sauf que, eux, quand ils roucoulent tu perds des points de vie ! Exit les batteurs, le beat et le couteau entre les dents, la roland 909 vous martèle des rythmes dancefloor newwave/paink bastons (un peu la mode en ce moment non ?! Et les meufs au clavier, je trouve que c’est un peu le « les meufs à la cuisine » du rock’n’roll — il fallait que je sois désagréable gratuitement à un moment sinon, on va dire que c’est du copinage —) qui font autant références à des groupes de cette période que des choses plus actuelles, plus industrielles. Les nappes de clavier vin-taaage et de grattes prennent tout l’espace et la pulpe punk remonte à la surface. Là, encore, je crie enfin !!!! En live, cette jungle humide et sans pitié, leur redonne ce côté cold… Fini l’introspection colérique et délicatement noise de premier de la classe du passé, là, place à la lutte des classes, ça chie, distribution de coups de pied au cul, épilation du torse à la cire pour tous avec câlin au papier de verre en prime, pas de prisonniers, on dézingue tout le monde, à mort le rose et le bleu !!!! Putain ! Nardine à l’huile ! C’est bon ! Je l’écoute à fond parce que ça ne peut pas s’écouter autrement tellement le mix envoie. Les 6 titres sont finis, je m’arrête là. Je me rassois, Je baisse le poing (dur d’écrire avec un bras en l’air en dansant). Cette démo doit ABSOLUMENT devenir un joli vinyle (avec pochette sérigraphie héhéhé…). Elle pourrait s’appeler « If I can’t dance, fuck your révolution » et je finirais avec ça : CHAPEAU les copaings ! et ENCORE !

 

Computerstaat « crypt » from positive rage on Vimeo.