Zcomme_zombiesLos Angeles, 2069. De plus en plus de morts quittent leur tombe, ce qui n’est pas sans occasionner quelques tensions avec les vivants. Mais Bleev Kleinman, un ancien astronaute décédé en 2064, a peut-être la solution : il propose aux non-vivants d’avoir une non-vie meilleure sur la Lune, où, paraît-il, ils arrêtent de pourrir. Il n’y a qu’un seul petit problème : le vol spatial qu’il commercialise pour s’y rendre coûte plusieurs millions de dollars par personne ! Ce qui explique certainement l’augmentation en flèche des vols à mains armées par des zombies…Une violence dont la famille Merckx, devenue riche grâce à la vente de sa recette de sauce célèbre par le père, Freddy, a été justement victime : leurs 2 enfants ont été kidnappés alors que leur oncle les emmenait à l’école. Les ravisseurs mort-vivants demandent 14 millions de dollars pour les libérer…

On avait eu peu de nouvelles de Jerry Frissen depuis la fin de « Lucha Libre » et la sortie de ses 2 anthologies. Le voici qui revient avec cette nouvelle (pas exactement nouvelle en fait puisqu’il s’agit de la suite des « Zombies qui ont mangé le monde ») série au goût absurde inimitable dont il a le secret ! Et avec, en prime, un héros digne des plus grands blockbusters Hollywoodiens, j’ai nommé Freddy Merckx, belge (comme Frissen), gras, bête, vulgaire, xénophobe et violent, qui va régler leur compte à ces connards comme il faut. Ils veulent aller sur la Lune, les zombies, eh bien il va les y envoyer en orbite à coups de pied au cul, lui ! Il faut dire que Freddy, il n’aime pas quand les zombies lui prennent ses enfants (même si dans le lot il y a le gamin que se femme a eu de son premier mariage…) et surtout qu’ils lui piquent son fric !

De nouvelles aventures une nouvelle fois complètement déjantées, vous l’avez compris, à l’humour tantôt gras tantôt loufoque, où il est aussi question de mammouths, de capitalisme et de mayonnaise et où ça décapite et tronçonne du zombie à qui mieux-mieux. Ca s’appelle « Z comme zombies » mais cela aurait très bien pu s’appeler « Z comme série Z ». Avec des scènes complètement hilarantes (mises en images par Miguel dont le dessin jeté, tout à fait raccord, ne s’embarrasse pas de fioritures) mais aussi du grand n’importe quoi par moments, c’est vrai. Mais Dieu que ça fait du bien parfois!

(Série – Les Humanoïdes Associés)