bobmould_beautyPour être tout à fait franc, cela faisait quelque temps que je n’avais pas vraiment réécouté Bob Mould. Depuis l’après Sugar et les expériences electro/dance pas vraiment convaincantes de notre homme qui s’en suivirent, je pense. Depuis quelques années, Bob Mould sort de nouveau ses albums sous son propre nom. Et c’est visiblement bénéfique car on retrouve avec ce « Beauty & Ruin » un compositeur vraiment inspiré, qui retourne même à ses racines punk du temps de Hüsker Dü sur 2 ou 3 morceaux bien sentis (comme l’imparable « Kid With Crooked Face » ou « Little Glass Pill »). Entouré ici de Wurster de Superchunk à la batterie et de Narducy à la basse, le vétéran de la scène punk de la côte est américaine sort là un album vraiment solide, en plus d’être équilibré et varié. Car à côté des brûlots nerveux déjà cités, on retrouve les morceaux indie-rock (clairement majoritaires sur l’album) qui sont la marque de fabrique du bonhomme depuis quelque temps déjà, comme sur l’excellent « Low Season », au tempo plus lent, qui ouvre « Beauty & Ruin » sur un mode mélancolique ou le plus mélodique et accrocheur « I Don’t Know You Anymore », sans que la qualité ne s’en ressente. Même les 2 morceaux pop emmenés par une guitare acoustique (« Forgiveness » et « Let The Beauty Be ») sont plutôt bien fichus.
Au final, c’est vraiment un grand plaisir de retrouver un Bob Mould à ce niveau et de réentendre sa voix si particulière qui fait toujours autant mouche. C’est promis, la prochaine fois, on n’attendra pas si longtemps pour réécouter l’ex-Hüsker Dü !

(Album – Merge records)