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BILLION SANDS « Black fluo » (Pulver Und Asche Records) : Typo noire sur pochette noire. Billion Sands compte ses histoires d’angoisse sur fond de musique épurée, entre ambiances sombres, piano, et sursaut électronique. Pas vraiment post-rock. Plus poisseux que ça. On entend les portes grincer tandis que la voix off, profonde, nous retient. Étrangement attachant.

NEIL HOLYOAK « Rags Across the Sun » (Epitonic) : Ce jeune canado-américain nous rappelle les ballades de Calexico, voir la folk des français de Hermann Düne, en moins enjoué. Joli disque donc pour les amateurs de grands espaces.

JACK AND THE BEARDED FISHERMEN « minor noise » (autoproduction) : Avec leur précédent opus, je croyais ce groupe de Besançon investit dans le stoner. Avec ce « Minor Noise », il en va clairement d’un post-hardcore lourd et plus dur (agrémenté de quelques guitares plus emo/screamo). Ça fonctionne aussi, même si l’ensemble manque, à mon avis, du petit truc qui les feraient sortir du lot.

LIVINGSTONE « explore » (autoproduction) : Du blues classic rock avec une forte influence Queen of the Stoneage… mouais…

THOT « the city that disappears » (black basset rds) : l’electro-indus-rock de ces Belges me laisse un avis mitigé. Une énergie noise punk (le chant et la saturation), rappelant un peu The Faint, donne à ce disque de belles couleurs mais l’aspect NIN / Depeche Mode un peu brouillon me cause moins.

LINDBERGH « st » (autoproduction) : Ce combo toulousain nous fait revenir dans les années 90, en pleine explosion emo, là où Engine Down et At The Drive In avaient emmené le truc. De l’eau à coulé sous les ponts depuis, mais il faut admettre que Lindbergh a de belles aptitudes pour remettre ce style au goût du jour. Gros son, et belles mélodies devraient faire le reste.

CAMERA 231 « Alone in an Empty Bed » (Foolica rds) : Indie rock, à la musique assez imaginative, mais dont la voix peut crisper un peu l’auditeur.

MOTHER OR TWO « tiger » (autoproduction) : ça commence bien, comme du Art Brut avec des intonations à la Pixies… mais le calibrage radio prend le dessus, lissant les aspérités au point de faire paraitre Supergrass pour des voyous. Reste un joli savoir faire qui ne demande qu’à devenir plus sauvage.

NI « les insurgés de Romilly » (Atypeek Music) : Amateurs de technique et de complexité furieuse, Ni est pour vous. Excessif en tout point, idéal pour vous vriller le cerveau en version noise progressive extrême. Mais fatiguant.

THE JUNCTION « hardcore summer hits » (Dischi Soviet Studio) : Ce trio italien nous livre 12 titres de pop-punk bien agréable, avec une touche indie rock plus accessible. Rien de neuf sous le soleil, mais The Junctiun remplit le contrat, et devrait toucher un public plus large que les seuls amateurs de punk mélodique.

LUNT « water belongs to the night » (We are Unique – tremens archive) : Improvisation calme et abstraite proposée par Lunt. Le garçon, qui nous avait habitué au format plus pop, propose pour ce volet des Tremens Archives, une face plus expérimentale et plus contemplative de son travail.

HIGH TONE « ekphrön » (jarring effects) : Il est loin le temps du dub. Ce nouvel album propose un voyage onirique, débutant par des ambiances éthérées, passant par la musique traditionnelle pour finir par faire la fête sur un electro-dub puissant et contemporain. Étonnant.

VIRUS SYNDICATE « the swarm » (jarring effects) : Cinquième album du quatuor de Manchester. Bombe toujours aussi efficace en matière de Grime / Dubstep. Ça crache pas loin de l’excellent Dizzee Rascal, c’est vous dire.