Zero-San-FranciscoLe premier morceau dévoilé sur internet fut « ich… ein groupie » (du nom du film dont ils reprennent les images pour leur clip)… une dérive à tendance pop, presque lumineuse et enjouée. On se demandait donc comment le nouvel album des anciens Bästard et Deity Guns (faut-il encore le rappeler) allait sonner. On connait le côté aventureux du groupe. Sur leur précédent opus (« hungry dogs »), les nouvelles influences rock’n’roll avait donné dans le sublime avec « Fast Car », mais, là, le côté pop de « ich… ein groupie » avait de quoi déstabiliser. C’est sans doute la raison qui a poussé le trio à commencer l’album avec l’excellent « Last Bills For Lapdance ». Un morceau plus habituel dans lequel les fans retrouveront l’aspect rampant de Bästard et la voix typique d’Eric Aldea, comme de belles retrouvailles. Et même si le groupe s’amuse sur la fin avec une ouverture réussie qui n’est pas sans rappeler les Beatles, on retrouve bien la force des lyonnais. La suite alternera entre noise rampante « à la Bästard », post-rock de type chicago, ambiance dark-electro, et donc ouvertures plus accessibles. Je dois avouer que les recherches plus lumineuses me parlent moins, même si elles sont plutôt réussies. Mais ces mecs là (dorénavant en trio) ne sont jamais aussi bons que quand ils vous font flipper. Tapis dans l’ombre. Ce sont donc les morceaux de ce type que je retiendrais… Et encore une fois, le gang nous en pond quelques jolis tubes. Pour le reste, ils y en a pour tous les goûts, vous y trouverez bien le votre.

(Album – Ici d’ailleurs)