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TOLSTOÏ « broken » (autoproduction : Il y a chez Tolstoï une rage sincère qui ne peut laisser indifférent. On y retrouve, l’urgence du hardcore, et la fougue des premiers Fugazi passés dans une moulinette noise bien dégueulasse. On y perd en finesse, mais le trio possède suffisamment d’arguments pour nous donner envie d’y croire. Back to basic !

OTHER HOUSES « Bad reputation » (Aagoo rds) : Projet solo du chanteur de Hollow Sunshine (doom-shoegaze), Other Houses tire plus que largement sur les mélodies pop (se réclamant des Byrds et de Guided by Voices). Comme le veut l’exercice, Morgan Enos joue quasi tous les instruments, d’où la limite technique de certains (dont la batterie). Du coup, l’ensemble ressemble plus à une bonne démo qu’à un album abouti (malgré un son à la hauteur). Cela a son charme, mais on pouvait en attendre plus. Reste de belles chansons, sans prétention, mais frôlant parfois le mièvre.

FRANCESCA LAGO  « mirrors against the sun » (Urtovox / T3 records) : 4e album pour cette guitariste chanteuse pleine de délicatesse. Des compositions parfaitement ficelées, et une voix habitée. Elle s’inscrit dans la tradition de chanteuses mélancoliques comme Suzanne Vega (en moins variété) ou Laura Veirs. Quoi qu’il en soit Francesca offre de jolies chansons qui toucheront ceux qui n’ont pas peur de la pop éthérée.

NITON  « tiresias »  (Pulver und Asche) : Nouvel sortie sur ce label qui semble se spécialiser dans les musiques énigmatiques. Car chez Niton, comme chez Black Fluo à l’époque, l’écoute est déroutante. Ce « Tiresias » tape dans l’abstrait, l’ambiance minimale et désertique. C’est assez beau, mais on ne sait trop qu’en faire. Entre musique et pure ambiance. Les amateurs du style sauront sans doute mieux en profiter que moi.

MARTELEUR  « My Anvil Is My Tuning Fork » (Navalorama) : Ancien membre de Mute, Marteleur nous livre une musique planante construite autour de boucles cotonneuses. Les ambiances sont jolies mais est-ce suffisant ? Une chose est sûre, la version vinyle transparent est particulièrement soignée.

OXYCOUPEUR  « 9 songs for retarded teenagers » (some produkt) : punk hardcore à grosse tendance mélodique, et petite tendance franchouillarde (désolé, sur le mélodique, ça ne pardonne pas). Les compos sont bien ficelées et l’énergie déroule pied au plancher (avec une petite reprise de Black Flag en prime). Les amateurs du Burning Heads actuel, et autres Bushmen devraient s’y retrouver.

SCHTERN « L’étang du grénetier » (boumxcoeur rds) : Du bon gros punk hardcore noise qui tache. On parle (en français) beaucoup de caca, et de doigt dans le fion. Bref, on n’est pas là pour jouer dans la finesse. Vous êtes prévenus.