leroiAlinéa est triste. Il est temps pour elle de repartir à Tahiti et elle ne veut pas quitter Luc. En plus, c’est l’hiver, il fait froid et il pleut. Sans le sou, Luc n’a pas vraiment les moyens de se payer un billet pour Papeete. A moins qu’il ne revende sa vieille Vespa 400 qui prend l’eau ? Mais son fiancé n’a visiblement pas envie de se séparer de sa voiture de collection…En attendant, pour consoler un peu sa vahiné, il l‘emmène au musée d’Orsay voir les œuvres de Gauguin qu’il a peintes lors de ses différents séjours sur son île…

C’est la magie de la bande dessinée : Jean-C. Denis avait envie de dialoguer avec Gauguin, l’un de ses peintres préférés ? Il ressort son héros fétiche (et alter ego fictionnel) Luc Leroi et lui fait faire un petit voyage à travers le temps pour qu’il rencontre le (pas encore) célèbre peintre et qu’il converse avec lui d’art, de musique, de beauté, d’amour. Simple comme un coup de crayon ! L’auteur se permet même (comme à son habitude) de se mettre discrètement directement en scène, attablé avec Gauguin, pour une courte conversation pleine d’autodérision.

Plutôt plus tard est donc une rêverie (le scénario joue sur le décalage horaire, de 12 heures !, entre la métropole et Tahiti qui induit une perte de repères) prétexte à se plonger dans la vie de Gauguin (et à lui rendre hommage), sa philosophie, sa vision de l’art, son œuvre et à dessiner quelques unes de ses célèbres peintures, les tahitiennes et, bien sûr, Tahiti. Et comme souvent avec Jean-C. Denis, c’est aussi une ode à l’amour et au Carpe Diem. Un Luc Leroi sympa comme tout.

 

(Récit complet – Futuropolis)