parquet-courtParquet Courts : le nom de ce groupe circule pas mal dans le petit monde du rock. Il était donc temps que l’on se penche sur la question sérieusement ! Et alors ? Eh bien quand on entend des morceaux comme l’inaugural Dust et son riff de guitare accrocheur (sans parler de ses paroles délirantes -ou très métaphoriques, c’est selon : « Dust is everywhere. Sweep ! »), I Was Just Here qui commence façon no-wave pour finir en brûlot punk ou encore Paraphrased, on comprend pourquoi il y a ce buzz tant le groupe y démontre sa capacité à écrire, l’air de rien, des tubes indés addictifs. L’air de rien car comme chez d’autres glorieux aînés comme Pavement, l’indie-rock de Parquet Courts aime se la jouer nonchalant et décontracté. Ce que l’on aime également chez le groupe de Brooklyn, c’est sa façon de brouiller les pistes en amenant un peu de folie ici ou là. Et si Human Performance (et son artwork peu inspiré) ne parvient pas à être imprévisible sur l’ensemble des 13 morceaux (on s’ennuie d’ailleurs ferme quand il revient à une pop-rock plus classique, très college radio, sur les ternes Outside ou Steady On My Mind ou qu’il tombe dans la ballade folk, avec It’s Gonna Happen), il y a cependant ici  assez de bonnes idées (on pourrait également mentionner le groovy One Man No City qui finit en revival psychédélique inattendu ou le riff de guitare surf un peu bancale de Berlin Got Blurry) pour nous tenir en haleine jusqu’au bout et en faire un vrai bon album.

(Album – Rough Trade)