Planète Luxaterminusle. Diaz fait visiter le domaine botanique de la fondation de leur marraine à 2 enfants. Enthousiastes, ils ne cessent de poser des questions et notamment sur l’origine de la fortune de madame Natividad qui lui a permis de créer tout cela. D’après Diaz, il semblerait que tout ait commencé sur la planète Arcole, bien des années avant, où Marje était tombée par hasard sur Julius qui fuyait des voyous qu’il venait de plumer aux cartes grâce à son don de télépathe et qu’elle avait caché dans son appartement. Découvrant ce don (elle avait reconnu les piqûres de guêpes d’or sur son torse qui avaient modifié son système nerveux en lui ajoutant des facultés d’écoute des pensées des autres), elle lui fit une proposition qui devait leur permettre de mettre la main sur un véritable trésor : du palladium. Un métal qui avait disparu de la Confédération depuis un siècle ! Un trésor qu’il devait aller chercher pour elle dans les montagnes de la planète Walden…

Chaque nouvelle sortie des Univers de Stefan Wül est un petit événement. La qualité de la collection n’est en effet plus à démontrer et, mine de rien, il ne reste plus beaucoup d’adaptations à paraître ! Odyssée sous contrôle (signé Dobbs et Perger), qui devrait sortir sous forme de one shot à la rentrée, La mort vivante (avec Varanda aux crayons sur un scénario de Vatine) prévu pour 2017, également en one shot, ainsi que L’orphelin de Perdide un peu plus tard. Raison de plus pour apprécier le tome 1 de ce Terminus 1 sur lequel Le Tendre et Ponzio font le boulot. Du bon boulot ! Le scénariste s’amuse ainsi à balader le lecteur en introduisant une histoire dans l’histoire histoire de le tenir en haleine jusqu’au bout du diptyque. Et pour ce faire, Le Tendre a bien sûr pris soin de laisser plusieurs zones d’ombre ici ou là dans le scénario, concernant, par exemple, la fille mystérieuse que Julius rencontre dans l‘aéronef qui l’emmène sur Walden, le contenu de sa valise ou l’identité des enfants recueillis par l’énigmatique madame Natividad. Un scénario parfaitement huilé donc mis en images par le dessin « photographique » toujours aussi bluffant de Ponzio. Incroyable de réalisme, il donne littéralement vie aux personnages et à cette histoire. Bref, vous pouvez y aller les yeux fermés.

 

(Diptyque – Ankama)