infinity8L’Infinity 8 est un vaisseau intergalactique qui assure la liaison entre La voie lactée et la galaxie d’Andromède en 55 jours et demi. A bord, du matériel en tous genres et 880 000 passagers appartenant à 257 races différentes ! Mais au bout du 15ème jour de cette traversée, le capitaine enclenche la procédure exceptionnelle Infinity 8 : le vaisseau a été bloqué par un amas d’objets étranges grand comme un système solaire ! Appartenant à la race Tonn Shär, le capitaine va utiliser son don spécial pour envoyer l’agent Yoko Keren explorer cette nappe non-identifiée pendant une trame temporelle de 8 heures avant de décider, suivant ce qu’elle trouvera, de revenir en arrière dans le temps ou de poursuivre la trame en cours normalement…

Voici donc le nouveau joujou de Trondheim et Vatine ! La collection Les univers de Stefan Wül étant bien avancée (il ne reste plus que quelques titres à paraître pour la terminer), Vatine et son Comix Buro pouvaient se lancer dans un nouveau projet concept : Infinity 8 ! Qui comptera 8 épisodes racontant 8 missions menées par 8 agents différents sur l’Infinity 8. Du côté des auteurs, Trondheim sera rejoint par un scénarise différent pour chacun des 8 épisodes qui seront mis en images par divers dessinateurs. Ce sont Zep, pour le scénario, et Bertail, pour le dessin, qui ont été chargés de lancer les hostilités.

Et avec le binôme Vatine/Trondheim aux manettes, le cocktail s’avère, comme on pouvait s’en douter, fort goûtu. Romance et macchabées est en fait une sorte d’Orbital (on retrouve en effet ici un agent chargé de régler un conflit avec une race alien aux mœurs bizarres –les Kornaliens, qui sont nécrophages) avec un côté délirant en plus (avec, notamment, des dialogues souvent très drôles, comme souvent avec Trondheim), un peu à la façon de certains titres (comme Piège sur Zarkass, par exemple) des Univers de Stefan Wül justement. Le tout au format comics (la série a d’ailleurs été pré-publiée, à l’américaine, sous forme de fascicules au second semestre 2016) ! Le scénario n’est certes pas très étoffé (il se résume, en gros, à l’affrontement entre l’agent Yoko Karen et les Kornaliens, à qui la jeune femme finit par régler leur compte) mais ce mélange d’action, de science-fiction de série B, d’aliens plus improbables les uns que les autres, de reboot temporel et de romance (car la jeune femme, hyper sexy, est à la recherche d’un géniteur et passe son temps à vérifier le patrimoine génétique des mâles qu’elle rencontre au moyen de son scanneur spécial) est un pur bonheur.

 

(Série en 8 tomes – Rue de Sèvres)