Vous avez obligatoirement croisé cet énergumène lors d’un de ses nombreux concerts solo dans une salle de concert, une boutique de disque ou dans le salon d’un copain. Cet ancien membre des célèbrissimes Kabu Ki Buddah (et actuel Total Eclipse), n’en est plus à son coup d’essai. Véritable homme orchestre, le beau gosse de Lyon n’a rien trouvé de mieux que de jouer de tous les instruments (guitare, synthé du bout des pieds, et cymbales) et d’ainsi se passer de groupe, source d’ennui perpétuel. Il peut se laisser enfin aller au plaisir intense et égoïste de composer toutes sortes de morceaux, à la manière de ses idoles, sans se soucier de l’avis des voisins. Et sur ce seul deuxième album, le registre est large. Du pop-punk frondeur, à la folk ensoleillée, de la pop-rock en français (pour passer à la radio) au punk’n’roll, du college rock a l’indie, de la pop apocalyptique au tube RNB chanté à l’autotune (comme les vrais), de l’expérimentation arty-poétique au rock gras et gueulard… Seb Radix sait tout faire. Et avec talent ! 37 minutes de couleurs déglinguées, d’humour bordélique, et d’amour immodéré pour les mélodies. Le lyonnais vous redonne le sourire après une journée de boulot. Les clins d’œil fourmillent dans ces 18 morceaux :  on voit passer J. Mascis et ses solos, les Red Hot, Weezer ou le Gun Club, peut-être même Louise Attaque… et on pensera évidemment aux regrettés Kabu Ki Buddah ! Mais surtout, il sera difficile de passer à côté des textes plus ou moins déconnants, de cette critique de la nostalgie ou cet appel aux chansons joyeuses, de cette envie qu’ont certains d’habiter à Portland ou Berlin, de ce besoin de s’habiller en noir pour paraitre cool, et tant d’autres thèmes profonds. On pense même parfois aux génériques de dessins animés japonais, et à encore beaucoup de choses… Mais avec toujours cette touche pop-punk radixienne. On danse avec le bon goût autant que le mauvais, sans vraiment faire la différence entre les deux… On retourne en enfance et on se marre comme devant sa chaine hi-fi… Rhaa ce que c’est con ! Rhaa ce que c’est bon !