OTHER HOUSES  fabulous dates (Aagoo rds) : Second album de Morgan Enos (Hollow Sunshine, Hheaven) qui joue la carte de la double personnalité en proposant un disque de pop sans grande magie entrecoupé de morceaux bruitistes. Ici on retiendra surtout le premier morceau aux relents post-punk, puis on oubliera le reste.

SOLKYRI  « sad boys club »  (Bird’s robe rds) : Sorti il y a quelques temps ce second album de Solkyri (Melbourne, Australie) apportera son lot de chansons post-rock à tout amateur du style. Rien d’exceptionnel, mais dans le genre, le groupe joue une carte bien rock qui évite l’ennuie. C’est déjà ça. En plus la pochette est assez jolie.

VONNEUMANN  « sitcom koan » (ammiratore omonimo rds) : Une belle séance de musique improvisée… Je ne suis pas spécialiste du genre, mais ces romains créent de belles ambiances, étranges mais chaleureuses.

MIND MOLOGRAM « AM in the PM » (aagoo) : indie pop noyée dans la reverb. Ni vraiment mauvais, ni vraiment captivant.

NADINE KHOURI « the salted air » (One Flash rds) : Une très belle voix produite par John Parish… avec beaucoup de délicatesse et de douceur. Cela manque peut-être un peu de relief, mais le premier album de cette anglo-libanaise marque par une beauté pas si fréquente.

WELCOME NOISE « marathon » (opposite prod) : Fondé en 2006, ce groupe pop punk orléannais sort son premier long format sur le label des Burning Heads (dont l’influence est évidente). Si toi aussi tu portes des shorts longs en écoutant Samiam, il se peut que ce « marathon » te fasse son petit effet.

FEU ROBERTSON « sticky situations with troubles » (partycul system) : Au début j’ai cru que Partycul System (Rroselicoeur) revenait sur le devant de la scène en signant le groupe Feu Chatterton ! Heureusement, j’avais mal lu. Feu Robertson (dans lequel on retrouve Charlotte Ganache des Rroselicoeur) joue un indie rock presque folk. On y sent l’influence du new york des 60s (avec une approche très arty), des folkeux américains dans l’aspect dépouillé, et une certaine fougue rock… parfois un peu bancale (le chant est souvent limite) mais touchante.

FICTION « incident » (pannacotta) : New wave de Poitiers. Le chant et l’accent traine parfois, mais l’ensemble tient la route dans ce retour aux années 80. Eux ont choisi la version grand public des stars de la new-wave, du coup ces quatre titres, un peu passe-partout, manquent cruellement de radicalité. C’est le revers de la médaille.