Formé par trois anciens membres de Prohibition devenus adultes (Nicolas, Ludo, Fabrice), NLF3 explore la musique instrumentale depuis quelques années. Mitch a rapidement remplacé Ludo. Et les adultes ont continué. Accumulant les projets et les recherches. Ce nouvel album continue de naviguer dans ce post-rock teinté d’electronica, de rock progressif, ou de kraut. Toujours sérieux dans leurs affaires, le gang place ce disque sous l’égide d’Aristote : « la nature ne fait rien en vain ». D’ailleurs tout l’artwork du disque lui est dédié. Musicalement pourtant, les sonorités du groupe sont toujours très synthétiques, le ramenant à certaines expérimentations des seventies ou à certaines sonorités electronica. On notera un retour à plus de simplicité par rapport au précédent album, mais ne vous attendez pas à une déferlante d’énergie. Cette vague de noir et blanc travaille les ambiances et les paysages de manière adulte et responsable, sans défaut ni exagération. On sent le gros boulot de studio. Les amateurs seront heureux de retrouver ce savoir faire impressionnant, mais parfois les paysages gagneraient à plus de chaleur (notamment dans le son). De mon côté, j’aimerais percevoir quelques fissures et un peu de folie dans ce disque pour vraiment l’apprécier à sa juste valeur.