Tiwa a pris tous les risques pour retrouver Terr, le petit Om que son père lui avait offert comme animal de compagnie alors qu’elle n’était qu’une enfant. Elle est venue le trouver pour essayer d’éviter une guerre, qui serait forcément dévastatrice, entre les Oms et les Draags menés par un extrémiste, Maître Sinh. Terr lui raconte comment les Oms ont dû avancer, pour éviter leur génocide, leur grand Exom pour gagner le continent sauvage totalement inhabité à bord de sous-marins. Comment ils retrouvèrent, là-bas, des géomètres, des architectes, des maçons partis en reconnaissance, bien avant, pour établir les fondations de leur nouvelle vie. Comment en étudiant la technologie et le savoir-faire Draag, ils réussirent à atteindre un niveau de technologie très élevé leur permettant de créer une bombe puissante capable de détruire la capitale Draag en cas de nécessité et d’envisager un vol spatial qui les ramènerait sur leur planète d’origine: la Vieille-Terr…
Pas étonnant qu’avec Niourk, Oms en série soit le roman le plus connu de Stefan Wul. Il a d’ailleurs été plusieurs fois adapté en film d’animation (notamment sous le titre La planète sauvage, réalisé par René Laloux). Car avec cette magnifique idée scénaristique qui inverse les rôles habituels (l’Om, capturé sur Terre par des extra-terrestres, les Draags, est utilisé comme animal de compagnie pour leurs enfants…) pour placer l’Homme dans une position inattendue, celle de dominé, d’opprimé, de méprisé, Wul nous oblige à réfléchir à ce que nous sommes et à la façon dont nous nous comportons dans le règne animal. Mais pas seulement car on peut aussi voir Oms en série comme une métaphore de la décolonisation avec le combat des peuples opprimés pour accéder à la liberté et l’indépendance. Vraiment un très bon triptyque que cette adaptation menée de main de maître par Morvan et Hawthorne.

(Série en 3 tomes – Ankama)