L’avantage, quand on a dessiné tout un tas de séries (euh ne comptez pas sur nous pour vous les énumérer ici…on n’a pas assez de place), c’est que l’on peut réactiver l’une ou l’autre quand on en a envie. Et visiblement Joann Sfar a eu envie de faire revivre Petit Vampire
Enfin, « revivre », façon de parler car Petit vampire, comme son nom l’indique, est un mort-vivant. Et l’auteur niçois a décidé, dans ces nouvelles aventures (qui devraient être composées de 3 tomes) de raconter comment Petit vampire est devenu, grâce au capitaine des morts, Petit vampire ainsi que sa façon de se faire à sa nouvelle vie de mort-vivant. Car si au début tout se passait bien dans le manoir entouré de protections magiques, au bout de 300 ans Petit vampire commence à s’ennuyer. Ses copains les monstres, Marguerite, Claude et les autres, ne l’amusent plus, le ciné club du soir n’a plus d’intérêt et même son chien Fantomate n’arrive plus à le dérider. En fait, Petit vampire veut sortir ! Il veut aller à l’école et il veut rencontrer des petits garçons normaux. Alors il ment à sa maman et sort en cachette le soir…Mais le Gibbous n’attend que ça. Ce faucheur pour le Dieu de la mort a posté des Kawaiis (des insectes verts qui ressemblent à des lucioles) un peu partout pour surveiller le capitaine des morts et sa famille et il est très vite au courant que Petit vampire s’est aventuré hors de sa maison…
Sfar signe avec cet acte 1 un retour réussi. On retrouve en effet ici tout ce qui fait le charme de cette série: son contexte complètement décalé, bien sûr, avec ce petit garçon mort-vivant qui est entouré de monstres et de fantômes mais qui a finalement les mêmes angoisses et se posent les mêmes questions existentielles (Petit vampire se demande dans Le serment des pirates s’il pourrait être un jour un mort-mort…) que les vivants de son âge. Le tout étant bien entendu mis en images par le trait ondulant jeté pour lequel Sfar est maintenu connu. Sympa comme tout !

(Nouvelles aventures en 3 tomes – Rue de Sèvres)