Troisième album pour Downtown Boys que le groupe a cette fois décidé de sortir chez Sub Pop, histoire probablement de trouver une plus grande visibilité. Un groupe que l’on découvre, pour notre part, avec ce Cost of Living, qui balance un punk-rock classique (malgré la présence récurrente d’un saxo) mais efficace, comme on dit. Rien de révolutionnaire (en tout cas dans la musique) donc sur ces 12 morceaux qui valent surtout pour leur énergie et leur hargne (le chant de Victoria Ruiz est souvent délivré sur un mode hurlé) véhiculant parfaitement les textes revendicatifs et engagés du groupe. Racisme, homophobie, corruption, capitalisme: Downtown Boys, issu de la communauté hispano-américaine (d’où les 3 morceaux chantés en espagnol), dénonce ici tous les dangers et toutes les injustices qui menacent la société américaine. Un aspect politique qui a dû plaire au guitariste/chanteur de Fugazi Guy Picciotto (qui a souvent bon goût… Il a notamment produit un album de Blonde Redhead) qui a (avec Greg Norman) mixé et produit l’album.

(Album – Sub Pop)