La situation n’est pas facile. Vincent Renard et sa femme sont en train de se séparer. Mais tant que le divorce n’est pas officiel, sa femme ne veut pas que leur fille, ni quiconque d’autre d’ailleurs, le sache. S’il trahit ce secret, elle refusera la garde de Mathilde à Vincent. C’est le moment que choisit Kévin Delafosse, son ancien copain collant de la fac qui le prenait comme modèle et voulait faire tout comme lui, choisit pour réapparaître. Il commence par dormir sur son canapé, puis se fait passer pour lui à l’école de sa fille avant de lui voler sa voiture…
La comédie est vraiment le genre dans lequel Tronchet se sent le plus à l’aise. Il en fait de nouveau la preuve avec Le meilleur ami de l’Homme que Nicoby met en scène d’un dessin idoine : un trait simple et direct, sans fioritures. Quiproquos, jeux de mots vaseux, comique de situation : l’auteur se montre souvent inspiré dans ce registre, avec une vraie bonne idée scénaristique : ce copain manipulateur capable de tout, ou presque, pour prendre la place de Vincent. Mais ce qui fait la réussite de Le meilleur ami de l’Homme, c’est justement que le récit n’est pas que drôle. Car la comédie a plus d’ambition que cela. Intelligente, elle nous parle aussi du jeu social auquel on prend souvent part, des petits calculs que l’on fait pour arriver à nos fins, professionnellement ou sentimentalement parlant, bref de l’hypocrisie des relations sociales. Mais aussi d’amour, de chaussures en crocodile, du PSG et de proctologie ! Une satire truculente.

(Récit complet – Aire libre)