Un homme, Nodoby, en prison, accusé de plusieurs meurtres dont il s’accuse ouvertement d’ailleurs. Une femme, Beatriz Brennan, psychologue, chargée de faire son expertise psychiatrique. Malgré un premier contact froid, Brennan parvient à susciter l’intérêt du détenu et à briser la glace. Elle lui propose de revenir autant de fois qu’il le faudra pour l’écouter et comprendre comment il en est arrivé là ! Malgré ses doutes (dit-il vraiment la vérité ? Commet vérifier si ce qu’il dit sur son rôle d’agent infiltré pour le FBI parmi les Hell’s Angels est vrai?), Brennan revient lui rendre visite dans cet épisode 3. Car l’homme donne beaucoup de détails sur des missions ou programmes classés top secret, comme le Cointelpro, le programme d’infiltration du FBI, le recrutement de Lee Harvey Oswald comme bouc émissaire du meurtre de Kennedy ou le plan Northwood qui visait à se débarrasser de Castro à Cuba. Cette fois, il lui parle de sa période de lieutenant dans la police, lorsqu’il fit équipe avec Sarah et qu’ils enquêtaient sur un tueur en série en 1987…
On a déjà dit tout le bien que l’on pensait de Nobody, série au long cours découpée en plusieurs saisons (si le succès est au rendez-vous, on imagine…), à la façon des séries télé américaines, de De Metter, dans nos chroniques des 2 premiers épisodes et ce n’est pas avec celle-là que cela va changer. Car Nodody a tout pour elle et Entre le ciel et l’enfer ne fait que le confirmer puisqu’on y retrouve le scénario très addictif qui donne envie au lecteur, à l’instar de Brennan, de percer le mystère de son protagoniste principal, son concept éditorial habile qui permet à De Metter d’explorer les zones d’ombre de la politique américaine à différentes époques et ce dessin nerveux et direct tout à fait raccord avec le genre, très noir, abordé. On en reparle bientôt avec Christian De Metter dans ces colonnes…

(Série découpée en saisons – Noctambule)