Surprise: pour son quatrième album (en 5 ans!), Protomartyr quitte Hardly Art pour rejoindre Domino. Mais rassurez-vous, le groupe de Détroit continue de creuser son sillon post-punk. Même si Relatives In Descent surprend tout de même à la première écoute. Moins frontal et direct, l’album voit en effet le groupe essayer de nouvelles choses, se faire plus mélodique ici, complexifier la structure des morceaux là… Pour un résultat tout aussi enthousiasmant cependant ! Car l’on retrouve rapidement nos repères : le chant (souvent parlé), régulièrement distant et désabusé, de Joe Casey, l’alternance de guitares en arpèges et de passages furieux (avec quelques riffs bien entêtants dont Greg Ahee a le secret), les textes recherchés qui radiographient les travers de nos sociétés occidentales névrosées. Et au final, Relatives In Descent s’avère être du pur Protomartyr. Du très bon Protomartyr, plus mature, qui n’a quasiment aucun moment faible. Au petit jeu des morceaux préférés, on serait d’ailleurs bien en peine de répondre. A Private Understanding ? Bien sûr ! Don’t Go To Anacita ? Pourquoi pas ! Mais on pourrait en fait aussi citer tous les autres. Ils sont tous bons ! Un album qui confirme en tout cas tout le bien que l’on pense de Protomartyr et de son post-punk « à l’ancienne ».

(Album – Domino)