Après quelques singles sortis depuis 2011 et un EP (The Best Light Is The Last Light) paru il y a quelques mois seulement, Snapped Ankles se décide à sortir son premier véritable album. Un Come Play The Trees qui ne peut laisser insensible ! En premier lieu parce que le groupe a bon goût, puisant ses racines (facile, le jeu de mot, je sais……) dans le post-punk. De The Fall par exemple. Mais aussi parce qu’il sait rendre sa musique personnelle et singulière, mêlant titres planants qui pourraient accompagner une célébration shamanique, sentent bon l’impro et voient percussions tribales et batterie dialoguer et s’amuser ensemble (comme sur Come Play The Trees et Come Play The Trees Outro, qui ouvrent et clôturent l’album) et morceaux post-punk portés par une basse répétitive sur laquelle viennent se greffer des synthés très présents (parfois kitschs, parfois planants, ils se croisent au gré de leurs envies) qui peuvent partir dans des digressions inattendues un brin délirantes, comme sur le très bon Jonny Guitar Calling Gosta Berlin et ses plus de 8 minutes, sans crier gare. C’est souvent groovy (on retrouve souvent ce jeu rythmique entre percus et batterie) et dansant. Une sorte de post-punk primitif avec une pointe de krautrock et des synthés omniprésents. Tout n’est pas indispensable ici mais les 3 ou 4 excellents titres (comme The Invisible Real That Hurts, avec son côté Liars des débuts ou I Want My Minutes Back avec synthés kitschs et refrain accrocheur) et le côté imprévisible du groupe emportent le morceau. Et si on ajoute que les mecs, sur scène, sont déguisés en hommes arbres pour mieux faire passer leur message vert, vous avez maintenant une bonne idée de qui sont ces anglais de Snapped Ankles, sortes d’écolos post-punk marrants.

(Album – Leaf)