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L'infini.
T.1 : La citadelle du vide
Austin/Cossin
(les humanos)
Dans un futur pas si lointain, sur un immense vaisseau spatial en quête
d'un nouveau monde à coloniser. Kelsey Fontine traîne, oisif, dans son
appartement. Depuis que son connecteur intégré à son corps est endommagé,
il a perdu son boulot de flic. Pire, désormais incapable de se connecter
au cerveau central du vaisseau, il est devenu un citoyen de seconde zone.
Alors qu'il se demande ce qu'il va bien pouvoir manger (son frigo est
vide), le mur de son appartement explose pour rapidement laisser apparaître
2 malfrats en armes avec un gamin en otage. Face au danger, le naturel
de Fontine revient au galop et ce dernier abat l'un des deux hommes à
l'aide de son flingue traqueur et met le second en fuite. Le voilà avec
l'enfant sur les bras. Et bientôt des tueurs à ses trousses… Bon, c'est
vrai, il faut bien le dire, "La citadelle du vide" ne fait pas preuve
d'une originalité débordante. On retrouve, au contraire, quelques figures
incontournables du genre : ex-flic paumé qui reprend du service malgré
lui, gamin en détresse, mère prostituée, etc. A la croisée de "Blade Runner",
du "Cinquième élément" ou de "L'incal" en bd, ce premier tome au découpage
très cinématographique se lit néanmoins avec plaisir. En effet, le rythme
haletant, cet odeur de mystère que le scénario fait parvenir jusqu'à notre
nez, cette société surveillée par un nouveau type de Big Brother, cet
humour désenchanté plutôt sympathique, son dessin vif sont autant d'éléments
qui font de ce polar S.F. un bon divertissement. C'est déjà pas mal.
[sullivan]
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