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Wisher. T.1 : Nigel
De Vita/Latour
le lombard
Nigel est un golden boy londonien qui gagne (très bien) sa vie
en revendant des pièces rares à de riches collectionneurs.
Mis à part ses crises de claustrophobie, notre héros a tout
pour être heureux. Jusqu’ à ce que l’un de ses
collaborateurs et amis, pourchassé par de mystérieux hommes
en costume et chapeau melon, ne se jette sous un métro. Les policiers
qui enquêtent sur ce suicide découvrent un mur couvert de
photos de Nigel dans l’appartement du défunt. D’autres
faits étranges ne tardent pas à apparaître.
C’est dans cette atmosphère de thriller mystérieux
et captivant que débute “Wisher”, une nouvelle série
qui démontre que son scénariste a plus d’un tour dans
son sac pour tenir en haleine le lecteur. Car ce premier tome ne dévoile
que graduellement son vrai visage, et notamment sa facette fantastique.
Vous connaissiez l’heroic fantasy, Latour se propose de vous familiariser
avec l’urban fantasy. En effet, il y a bien ici du merveilleux mais
celui-ci surgit non pas d’un cadre moyenâgeux mais d’une
ville contemporaine très proche du Londres que l’on connaît.
Et si Nigel est au centre de toutes les attentions, c’est qu’il
se trouve, à son insu, au beau milieu d’une guerre ancestrale
entre créatures féeriques (elfes, orques, gobelins, fées…)
et autorités gouvernementales. Les créatures féeriques
ont été presque toutes exterminées par les agents
du MI10 du ministère de l’intérieur britannique. Leur
dernière chance de survie réside entre les mains du djinn,
qui n’est autre que Nigel…
La toute première série publiée de Sébastien
Latour inaugure de fort belle façon la nouvelle collection “Portail”,
dédiée au fantastique, du Lombard. Le rythme de la narration
est en effet soutenu, les rebondissements nombreux et le scénario
subtil car sa lecture peut se faire à plusieurs niveaux. Car au-delà
du récit, “Wisher” est également une mise en
abîme du travail de Latour lui-même : défendre
le merveilleux face au réel. Pari pour l’instant tenu !
[sullivan]
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