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La sirène des pompiers
Hubert /Zanzim
dargaud
C’est l’histoire d’une sirène que cela n’amuse
pas d’ensorceler les marins en chantant pour ensuite les entraîner
au fond de l’océan dans un dernier baiser mortel. Alors,
elle quitte sa mère et ses sœurs pour réaliser son
rêve : aller à Paris. Tandis qu’elle se trouve
dans la Seine, un homme se jette d’un pont pour en finir et lui
tombe dans les bras. Cet homme, c’est Gustave Gélinet, un
peintre, ou plutôt un plumitif qui ne connaît aucun succès
par manque de talent. Mais la rencontre de cette créature va changer
sa vie. Celle-ci devient son amante et modèle et sa carrière
décolle. Bientôt, tout le monde s’arrache les “sirènes”
de Gélinet. A tel point que notre peintre ne tarde pas à
prendre la grosse tête…
Hubert et Zanzim n’en sont pas à leur première collaboration
(on leur doit “Les yeux verts”) mais “La sirène
des pompiers” devrait leur permettre d’obtenir une reconnaissance
plus importante. Car le dessin de Zanzim (quelque part entre le trait
de Tanquerelle et celui de Blain) est élégant et expressif
à la fois et le scénario d’Hubert inventif et étonnant.
Cette histoire qui suit la destinée de cette sirène est
un véritable hymne à la liberté. Liberté de
s’extraire des carcans et des vies toutes tracées, liberté
de ne pas suivre les principes dictées par la société,
bref, liberté d’être différent. Comme notre
sirène ou comme les impressionnistes (que l’on rencontre
dans l’histoire puisque celle-ci se déroule dans le monde
de la peinture) à leurs débuts, qui proposaient des œuvres
ne répondant pas aux canons artistiques de l’époque.
Voici un one-shot qui ne manque pas de charme.
[sullivan]
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