Ellis. T.1 : Lady Crown
Griffo/Latour
(le lombard)

New-York a vu tellement d’immigrants passer, des rêves plein la tête, que la ville a été le théâtre d’une tempête onirique sans précédent. Rêves et cauchemars ont alors commencé à se matérialiser dans la vie réelle. Avec des conséquences différentes selon la nature des apparitions. L’état américain s’est donc vu obligé de créer une organisation secrète, le groupe Ellis, chargé de veiller à ce que le réel ne soit pas trop perturbé par l’activité nocturne de certains de ses habitants…
Suivant les traces de son père, Deep O’Neil vient tout juste de rejoindre ce groupe. Epaulé par l’expérimenté agent Sax, il espère comprendre comment son père est mort dans l’exercice de ses fonctions et retrouver son assassin, un dénommé Roméo.
Après les débuts très prometteurs de “Wisher”, c’est avec un certain plaisir que nous retrouvions Sébastien Latour. D’autant que le pitch, l’idée de base de la série, semblait indiquer que le jeune scénariste avait une nouvelle fois fait preuve de talent et d’originalité. Mais les séries passent et ne se ressemblent pas.
Ce “Lady Crown” ne décolle en effet jamais vraiment. La faute à une mise en route trop confuse (par exemple, alors qu’il est dans le coma, les rêves de Nine O’Neil ont fait apparaître une émanation de son fils Deep dans la réalité. Un fils fantasmé à qui il arrive de rêver à son tour du vrai Deep, tué quelques temps auparavant par Roméo…). Flairant le danger de perdre le lecteur en cours de route, Latour a ressenti le besoin de le guider (trop) et de sur-expliquer l’intrigue, plombant, du coup, le rythme de la narration. Il y a bien quelques jolies trouvailles signées Griffo, comme les apparitions de ces spectres, fruit d’un retravail des couleurs sur informatique mais cela ne suffit pas à donner à ce premier tome suffisamment de crédibilité et de souffle et de permettre au lecteur de rentrer dans cette histoire.

[sullivan]

 

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