La danse du temps. T.3 : Les trois reines sans visage
Baranko
les humanos

Quatre-vents a trouvé une pièce de monnaie des Wasicus des Etats-Unis d’Amérique, les démons blancs qui ont jadis traversé la grande eau pour venir envahir leur terre. Cela signifie qu’une brèche est restée ouverte après la danse du temps effectuée par le peuple Paiute pour que Quatre-vents puisse faire revivre celle qu’il aime. Il décide donc de retourner voir le peuple maître du temps afin de réparer cette erreur qui pourrait être fatale pour les siens.
L’odyssée de Quatre-vents se poursuit. Oui, odyssée, car de simple fils de chef de la tribu des Lakotas, il est devenu une figure mythique protégée par Wakan Tanka le tout puissant et doté, depuis ses deux voyages dans le temps, de pouvoirs considérables. Tout héros a une mission à mener : celle de Quatre-vents consiste à faire en sorte que les blancs ne viennent plus jamais dans son monde. Car avant que son aïeul Sitting Bull ne change le cours des choses en retournant dans le passé, leur arrivée avait entraîné mort et désolation.
C’est un dessin influencé par les Moebius et Enki Bilal des débuts, flamboyant quand Baranko met en scène des démons ou des apparitions divines, qui donne vie à ce canevas fantastique revisitant l’histoire de l’Amérique de façon singulière en prenant comme point de vue celui des autochtones et en nous plongeant dans leurs coutumes, croyances et modes de vie. Car si l’auteur, ukrainien de naissance, gagna à l’ “USA immigration lottery” en 1999, ce qui lui donna le droit de s’installer au pays de l’oncle Sam, on ne peut pas dire que Baranko se montre béatement redevable envers les Etats-Unis depuis. Cette série atypique, très enlevée et critique à souhait tendrait même à prouver le contraire…

[sullivan]

 

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