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Big Foot. 1ère balade :
Magic Child
Dumontheuil
futuropolis
Tout roule pour Ned et Zeb. Alors qu’au temps de la conquête
de l’ouest, les gens s‘entretuaient eux-mêmes, en ce
début de XX ème siècle, ils font désormais
appel à des professionnels pour refroidir leurs ennemis. Du coup,
les affaires de nos deux tueurs sont florissantes. Sauf que Ned a un tracas :
depuis un contrat sur une sorcière noire en Louisiane, il n’arrive
plus à tuer. Il gamberge, s’apitoie et ne parvient plus à
appuyer sur la gâchette. Heureusement, leur nouvelle affaire, retrouver
la sœur de Magic Child, une fausse indienne, ne l’a pas encore
obligé à sortir son revolver.
Depuis “Qui a tué l’idiot ?” (meilleur album
à Angoulême en 1995 tout de même), Nicolas Dumontheuil
poursuit son bonhomme de chemin, singulier, souvent, loufoque, à
l’occasion. C’est une nouvelle fois le cas avec ce western
(genre qui a décidément le vent en poupe), libre adaptation
du “Monstre des Hawkline”, roman de Richard Brautigan et ses
drôles de personnages. On a déjà touché deux
mots des 2 héros, fragiles du ciboulot : si Ned traverse une
crise existentielle qui pourrait lui faire perdre son boulot, Zeb ne peut
s’empêcher de compter : les vaches dans le pré,
les personnes rencontrées ou ses coups de rein avant l’orgasme.
Mais que dire des seconds rôles ? Père adoptif atteint
de la malédiction du braquemart, Magic Child la nymphomane, Buggy
Sheep le tueur de moutons, l’homme qui ne voulait pas mourir, et
on en passe…Si l’on rajoute qu’après avoir flingué,
dans “Big Foot” on baise et que Ned et Zeb vont en fait rapidement
se retrouver sur les traces du monstre Big Foot, sorte de yéti
du far-west, on commence à avoir une petite idée de l’univers
concocté par l’auteur : délirant, inventif, imprévisible,
parfois absurde et très souvent hilarant. Vivement la deuxième
balade.
[sullivan]
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