Ingmar.
T.2 : Crâne noir
Bourhis/Spiessert
dupuis
Après avoir frôlé
la noyade dans les eaux gelées des mers du nord, Ingmar le viking a
été recueilli par un prêtre irlandais qui le charge aussitôt
d’une mission délicate : escorter sa jeune nièce
orpheline jusqu’au couvent où elle va recevoir son éducation.
La jeune fille est belle, vierge et peu farouche mais elle est accompagnée,
que dis-je, surveillée par un chaperon, un vieux laideron aigri et
acariâtre. Ingmar n’est cependant pas du genre à se laisser
impressionner. N’avait-il pas relevé le défi imposé
par Epson, son rustre de frère, pour succéder à son père
comme chef de leur clan ?
Difficile d’être plus différent d’un viking qu’Ingmar :
frêle, pleutre, paresseux et on en passe….Pas étonnant
que notre anti-héros soit aussi peu perturbé de se retrouver
aussi loin de son île. On le retrouve fidèle à lui-même
dans “Crâne noir” ainsi que les autres ingrédients
qui avaient fait de “Invasions et chuchotements” une vraie réussite :
humour jouant sur le décalage, scénario rythmé et délirant,
dialogues inspirés, une bonne dose de dérision et un dessin
pince sans rire pile dans le ton. Bref, on ne s’ennuie pas avec cette
série qui se positionne doucement mais sûrement parmi les toutes
meilleures séries du moment avec “Koma” (de Peeters et
Wazem), “Le désespoir du singe” (Alfred et Peyraud), “James
Dieu” (Pontarolo) ou “Salvatore” (De Crécy).
[sullivan]