Pluie
d’été
Algozzino
(les humanos)
L’auto-fiction
a le vent en poupe, à tel point que certains, à force de trop
en voir sortir, en livrent des versions parodiques comme Bouzard et son “Autobiography
of me too” pour moquer leur côté nombriliste. Les humanos
ont tout de même décidé de s’y intéresser
en sortant ce “Pluie d’été” de Sergio Algozzino.
Le jeune auteur italien ne révolutionne pas le genre puisqu’il
livre ici des histoires de quelques pages retraçant des souvenirs de
moments clés de sa vie. Ces épisodes concernent surtout son
enfance : l’arrivée du Commodore dans son foyer, ses premiers
pas au lycée artistique, la naissance de sa passion pour le dessin
ou sa première guitare, mais pas seulement. Algozzino évoque
également sa première participation au festival d’Angoulême
en tant que dessinateur et même sa vénération pour Moebius.
Ces petites saynètes sont plutôt agréables à lire
et elles trouvent souvent un écho amusé en nous mais elles ont
du mal à tenir en haleine jusqu’au bout. La faute à un
dessin (un trait simple rehaussé de lavis de gris) un peu froid et
à des sujets abordés trop légers pour véritablement
toucher ou passionner.
[sullivan]