James
Dieu (livre second)
Pontarolo
futuropolis
Juanito est un loser.
Depuis que sa boîte a délocalisé son usine au Mexique,
il vend du Coca aux gens de son immeuble pour s’en sortir. Pourtant,
un jour, notre homme rencontre Dieu en personne en mettant un coup de pied
dans une canette. Un Dieu très rock’n roll qui a l’allure
du King Elvis fin de règne, picole du whisky à longueur de journée
et est porté sur le sexe. A peine le temps de chercher un moyen de
se faire un maximum d’argent avec sa découverte qu’un paquet
d’emmerdes lui tombe sur le coin du nez : sa femme quitte le domicile
conjugal, son pote Shiny est retrouvé mort chez lui et lui et les 2
Elvis (oui, vous avez bien lu “2” : un deuxième Elvis
fait en effet son apparition dans ce livre second…) ont bientôt
une foule en colère à leurs trousses. Et comme ce Dieu-là
semble avare en miracles, Juanito ne va pouvoir compter que sur lui pour sortir
de ce pétrin…
Au soir du 11 Septembre 2001, Fred Pontarolo a ressenti le besoin d’écrire
quelques lignes après ce qui s’était passé. Peut-être
pour exorciser ce qu’il avait vu. Mais plutôt que de rendre compte
de façon tragique de ces évènements, il a décidé
d’en faire une grosse farce convoquant parodie, humour noir, dérision
et trait léger et spontané. D’où cette comédie
délirante qui continue de donner, avec ce livre second, sa vision décapante
de la civilisation américaine en jouant avec ses symboles les plus
connus (la statue de la liberté, le Coca, les armes, Elvis…).
On notera d’ailleurs l’apparition des experts de Manhattan, de
Miami et de Las Vegas (il fallait bien ça…) ainsi que de Chuck
Norris (entre autres) en guest stars. Au passage, Pontarolo en profite également
pour régler ses comptes avec la religion en revisitant la bible à
sa façon, déjantée et acerbe à la fois.
Si la série était partie sur les chapeaux de roue, l’inspiration
ne faiblit pas avec cette nouvelle livraison, riche en rebondissements et
surprises de toutes sortes. Hilarant et imprévisible de bout en bout,
ce “James Dieu” est à découvrir de toute urgence.
[sullivan]