Le
cycle d’Ostruce T.2 : Héria
Pona/Dubois
le lombard
La cavale d’Ajjer
a prématurément pris fin. En fuite depuis qu’elle avait
tué l’empereur et volé son œuf, le dernier héritier
de l’Empire, la drack a été arrêtée par le
commissaire Frimas et la nouvelle police républicaine. Alors que Katiana,
sa complice, est laissée pour morte, l’œuf et la captive
sont ramenés vers la capitale, Saint-Atanov, à bord de l’Héria,
un étrange dirigeable qui a été réquisitionné
pour l’occasion. Mais alors que l’aéronef approche de Bilitiss,
il est attaqué par les troupes impériales qui veulent, à
leur tour, récupérer l’œuf.
Bilitiss, révolution, empereur tyrannique, Saint-Atanov, couleur rouge
omniprésente : Pona et Dubois poursuivent leur relecture décalée
de l’histoire russe. Décalée car si les auteurs s’appuient
sur des faits appartenant au réel, ils y ajoutent une pincée
de steampunk (architecture art nouveau, dirigeable) ainsi qu’une louche
de merveilleux (avec orques, dragons, lamies ou autres dracks et sorcières)
pour faire bonne mesure.
Dans ce nouvel épisode de “steampunk fantasy”, le scénario
(toujours aussi inventif) fait la part belle aux figures féminines.
A Katiana et Ajjer, nos deux héroïnes, viennent s’ajouter
une autre drack, restée, elle, au service de l’empereur et Héria,
cet étonnant vaisseau dirigé par sa proue de bois, une sorcière
ayant volé les trésors impériaux pour s’édifier
un temple où reposer en paix. Un tome 2 plaisant qui confirme que “Le
cycle d’Ostruce”, sans être une série majeure, sait
susciter l’intérêt par sa fantaisie.
[sullivan]