One
of us 1. Aldis
Sala
soleil
Une grande mégalopole
dans un futur proche. Aldis y étudie la psychologie à l’université.
Un choix pas très étonnant pour un jeune homme qui cherche des
réponses sur son passé. Cela fait quelque temps déjà
qu’il a compris que Brad n’était pas son vrai père.
Mais pourquoi sa mère ne lui en a-t-elle jamais parlé ?
Quel secret entoure la mort violente de son père biologique ?
Mais depuis que ces phénomènes étranges se manifestent
en lui, sa quête devient bien plus urgente. Le docteur Laplante, psychologue
à la fac, l’aidera peut-être à comprendre pourquoi
il ressent une telle empathie lorsqu’il est confronté directement
à la souffrance et d’où cette force qu’il a alors
en lui provient.
Il est toujours compliqué d’anticiper sur ce qu’une série
va donner en ne se basant que sur son épisode d’ouverture. Pourtant,
pour sa première œuvre en tant qu’auteur complet (il assure
même les couleurs), Sala a fait ce qu’il fallait pour piquer notre
curiosité. Lui qui avait enchanté par son dessin virtuose lors
de ses collaborations avec Zentner sur “Nicolas Eymerich” ou “Replay”
a complètement révolutionné sa mise en images. Il a en
effet ici choisi une mise en couleurs numérique et un dessin basé
sur un encrage fin et parfois irrégulier, pour un effet “photographique”
(proche du travail de Martinez sur “Le monde de Lucie”) qui confère
à l’ensemble un caractère réaliste en même
temps qu’inquiétant. Plutôt judicieux pour une trilogie
qui cultive le mystère et dont le scénario laisse pour l’instant
planer le fantôme du paranormal. Et puis, c’est vrai, autant l’avouer,
on a bien envie de savoir pourquoi Sala fait intervenir ce début de
rébellion anti-libérale à la fin de l’épisode !
Rendez-vous est donc pris pour le second tome !
[sullivan]