Breathe
Sheridan/Wallis
soleil
Chine, 1796. Comme à
son habitude, Mi Ling a laissé sa mère et ses frères
et sœurs quelques instants pour aller trouver le calme haut dans les
montagnes de bon matin. Elle cueille des fleurs quand Zhen, son meilleur ami,
vient lui apprendre une terrible nouvelle. Pendant son absence, toute sa famille
a été sauvagement massacrée. Les funérailles passées,
la jeune fille se jure de retrouver les coupables. Dans cette douloureuse
quête de vérité, elle pourra néanmoins compter
sur Zhen pour l’épauler.
Difficile de dire en regardant les visages des personnages de “Breathe”
que Sheridan et Wallis viennent du comics américain. Car l’esthétique
de ce récit doit en fait bien plus au manga. Le traitement informatique
du dessin de ce one shot est d’ailleurs ce qui fait sa spécificité.
Pour un résultat mitigé. Si on a tout de même du mal à
se faire à cet encrage très froid et tremblotant, il faut avouer
que la colorisation, dans de jolis tons pastels, offre un bel écrin
à cette tragédie violente et sombre, à moitié
réussie seulement pourtant. Car si le scénario de Sheridan,
qui nous plonge dans les secrets inavouables de ce village, réserve
son lot de surprises, et propose, du coup, une lecture agréable, la
narration ne montre cependant pas une assez grande maîtrise du rythme
(certaines scènes, comme le dénouement, auraient mérité
d’être développées au lien d’être littéralement
expédiées) pour vraiment emballer le lecteur.
[sullivan]