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Alpha. Saison 2 : Fucking patriot
Jigounov
le lombard

Des agents haut placés de la C.I.A. prennent contact avec un colonel du F.S.B. russe pour faire croire à une attaque terroriste tchétchène via une charge nucléaire placée dans un avion à destination de New-York. Lorsque l’info remonte jusqu’à l’état major américain, l’avion a déjà pénétré dans l’espace aérien des Etats-Unis et son président n’a d’autre choix que d’ordonner sa destruction. Bilan de la manœuvre : près de 300 victimes. Et quand il est prouvé qu’aucun engin explosif n’était à bord, le directeur de la C.I.A., Jennings, est forcé de démissionner et l’agence, le président suivant ainsi les recommandations de son conseiller Martin Cox, est restructurée. Au même moment, l’un de ses employés est retrouvé pendu dans son bureau. Après analyse de son pc, les enquêteurs retrouvent la trace d’un mail envoyé à l’agent Alpha qui le met en cause directement dans l’affaire du faux attentat…
Vous avez remarqué comme la bande dessinée découpe maintenant ses séries en saisons, à la façon des feuilletons télé ? Histoire certainement de relancer l’intérêt des séries à rallonge. Ou de marquer un nouveau départ. Ce qui est le cas d’“Alpha” puisqu’après une collaboration de 10 tomes avec Renard (pour les 2 premiers) puis Mythic, Jigounov se retrouve désormais seul aux commandes.
Et ma foi, il s’en tire plutôt pas mal. Son dessin, on le sait, a la précision et le réalisme qu’exige le genre. Quant au scénario, s’il manque encore un peu de clarté et de fluidité, il nous plonge habilement dans les arcanes sombres et effrayantes de l’espionnage et du contre espionnage. Bien sûr, la cavale d’Alpha, injustement pris pour cible par la C.I.A., ressemble un peu trop à celle de “XIII” mais on sait tout de même gré à ce “Fucking patriot” d’apporter un peu de fraîcheur au genre en mettant ici en scène une menace différente puisqu’elle vient cette fois de l’intérieur. Ce n’est pas forcément anodin.
Même si l’on n’est pas un grand fan d’espionnage, il faut reconnaître que les intrigues de cette série ont une crédibilité et un côté critique (ce tome s’intitule quand même “Fucking patriot”) vraiment plaisants qui la font clairement ressortir de la mêlée. Heureusement car la couverture de ce nouvel opus n’est pas des plus réussi…

[sullivan]

 

 


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