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Commandant Achab. T.2 : Ma jambe en plastique
Piatzszek/Douay
quadrants

Nouvelle affaire pour le commandant Achab : cette fois, notre homme doit enquêter dans l’univers du strass et des paillettes. Tosca, une jeune starlette, a été retrouvée morte dans les toilettes au cours d’une soirée. Un jeune chanteur célèbre, son ancien amant, s’est aussitôt accusé du meurtre. Trop simple pour être vrai ! Les premières investigations l’innocentent en effet rapidement. Achab devra s’immerger dans ce véritable panier de crabes qu’est le show-biz, où jalousie, drogue et magouilles avec les paparazzis composent un cocktail détonant, pour tirer tout cela au clair.
Ce n’est pas vraiment un hasard si dés son premier tome la série a été nominée à Angoulême. Elle renouvelle en effet avec talent les codes du roman policier. A commencer par son héros atypique au possible : Achab. Aigri et désenchanté, qui fume des joints et parle à son chat ! Un héros à la jambe en plastique fatigué dont on retrouve les réparties cinglantes avec grand plaisir (en voici une petite tirée d’un dialogue avec l’un de ses collègues : "Ca n’a pas l’air d’aller fort. T’as le visage d’un cadavre." "Je m’entraîne pour l’éternité"). Un inspecteur à qui l’on découvre cependant dans ce tome 2 un côté sentimental que l’on ne lui connaissait pas…
Mais l’atout majeur de cette série, ce sont bien sûr ses deux intrigues que Piatzszek et Douay nous font suivre en parallèle avec habileté. Car en même temps qu’Achab tente d’avancer dans ses affaires, son partenaire, Karim, continue sa propre enquête, privée celle-là, sur le meurtrier de son père. Un meurtrier qui n’est autre qu’Achab lui-même, obligé de tirer sur son ancien collègue et meilleur ami dans l’exercice de ses fonctions alors que celui-ci avait inexplicablement pris un homme en otage…C’est en tout cas la version officielle qui semble prendre du plomb dans l’aile avec ce nouvel épisode.
Toujours aussi rythmée et bien dessinée, cette série tient toutes ses promesses. Vivement la suite !
[sullivan]