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Medina 1. Les Drax
Dufaux/Elghorri
le lombard

Les Drax ont gagné la guerre. Ces créatures monstrueuses contrôlent désormais l’ensemble de la planète. Seul un bastion, Médina, résiste encore. Il est le dernier espoir de l’Humanité. Alors que le dôme censé protéger la ville commence à donner des signes de faiblesse, une unité d’élite rentre au bercail, sa mission, périlleuse, accomplie ! Ils viennent en effet d’extirper Hadron des griffes de leurs ennemis. Hadron, une jeune fille frêle et innocente de 14 ans, en qui réside cependant, peut-être, les derniers espoirs de paix, et donc de survie, pour le Conservateur et les siens. Car elle porte un enfant, fruit de ses étreintes forcées avec Boso 1, chef des Drax…
Au moment de se confronter à un genre, la science-fiction, nouveau pour lui, Jean Dufaux a fait appel à ses références préférées en la matière : le cinéma des années 80 et 90. Pas étonnant donc que l’univers de "Médina" soit un mélange d’ "Aliens" (pour les monstres), de "Dune"(pour les décors et la forme-enclume) et de l’excellent "Starship Troopers" (pour l’affrontement entre monstres et humains). Un choix qu’Elghorri valide avec succès en mettant en images un découpage dynamique et des cadrages très cinématographiques de son dessin sans encrage vieille école (influencé par Moebius ou le Bilal première période). Si l’on ajoute à cela le message de tolérance et d’acceptation de l’autre qui transpire de ces "Drax", on se dit que l’on avait potentiellement là une série plus que prometteuse.
Et pourtant, ce tome d’ouverture peine à vraiment convaincre. On l’a dit, le dessin est réussi et le récit se lit sans soucis mais c’est juste que l’on n’accroche pas plus que ça. La faute à des textes parfois peu naturels et surtout à cette impression de déjà vu qui ne nous quitte pas tout au long de la lecture. En vérité, on s’attendait à ce que Dufaux s’affranchisse davantage des codes du genre pour proposer un récit plus personnel. Ceci étant dit, la série comportera encore 2 épisodes qui sauront peut-être changer la donne.
[sullivan]