RAYMONDE HOWARD s.w.e.a.t.

Ce que j’aime bien chez Laetitia Fournier, aka Raymonde Howard, c’est l’aspect bricolé qui ressort de ses disques. Cette impression d’être invitée chez elle. Une guitare en boucle, à la rigueur un rythme en boite, et son chant pour enrober le tout. Rien de plus. Comme à la maison. Mais voilà, la miss sait y

BISON BISOU bodysick

Oublions leur précédent maxi pour plonger directement dans ce premier album. Bison Bisou, comme son nom l’indique, c’est la rencontre du Bison, du post-hardcore énergétique et acéré, tendance étiquette pointue emo-math-rock, des disques de Fugazi, d’At The Drive In ou de Q and not U, avec le Bisou, le dansant, les refrains qui vont bien,

MENISCUS Refractions

« Rock ambient cinématique » : ben oui, les bios doivent rivaliser d’inventivité pour que les groupes puissent marquer leur différence et surtout éviter les étiquettes un peu lourdes à porter, comme celle de « post-rock », devenue, au fil du temps, il est vrai, plus vraiment positive. D’ailleurs on ne va pas se mentir, si on a nous-mêmes

THURSTON MOORE Rock’n Roll Consciousness

Finalement, Chelsea Light Moving n’aura été qu’un projet éphémère. Et ses surprenantes guitares plus agressives et même metal qu’une envie passagère. Car dès la longue intro d’ Exalted, on comprend que Thurston Moore est revenu à ses penchants Sonic Youthien. Là où il est le plus à l’aise en fait. Car notre homme a besoin

LE SKELETON BAND Tigre-teigne

10 ans que ces squelettes propagent la bonne parole à travers toute l’Europe. Personnellement, je les découvre avec ce nouvel album sur les conseils de leur label (Head records). Et ce Tigre-Teigne (dont la pochette à été dessinée par Navette) a de faux airs de Tom Waits. On y retrouve ce blues bancale et sombre,

LE PRINCE HARRY synthetic love

Ce duo de Liège, autrefois trio, est devenu au fil du temps une vraie référence en matière de synthpunk à boite à rythmes. Digne descendants de the Units, The Normal (de plus en plus), ou des Screamers, Le Prince Harry impose, de concerts en concerts, et de disques en disques, son style, mêlant un savoir

SWANS The Great Annihilator (+ Drainland de GIRA)

Mute et Young God Records poursuivent leur formidable travail de réédition des albums de Swans. Après White Light From The Mouth Of Infinity et Love Of Life (enregistrés en 91 et 92) dépoussiérés en 2015, c’est au tour de The Great Annihilator, neuvième album du groupe, de se voir remasteriser et de ressortir en digipack

TITANIC every summer i drift

Dis, t’as écouté le dernier album des Black Lips ? Pas mal non ? Quoi, ce sont des gars de Capbreton ? Ah merde. Tant pis pour l’originalité. Mais question fuzz et refrains accrocheurs, les français se posent là. Ça avoine sec sur fond de garage nerveux. Et tout d’un coup, le sud ouest français

BRUTUS Burst

Guitare très technique qui enchaîne les accords avec frénésie et section rythmique hyper vitaminée: March, qui ouvre l’album, a beau être inspiré, il ne nous empêche pas de penser que Brutus va nous proposer un énième album de math-rock monocorde. Rassurez-vous, il n’en est rien, le groupe belge ayant la bonne idée d’apporter bien d’autres

OWUN 2.5

Rescapé des années 90, ce groupe grenoblois créée en 1992 sort aujourd’hui son cinquième album. Et de l’eau est passée sous les ponts. Quand Bastärd apprenait à tout le monde à faire du post-rock, et que Tortoise relançait la mode de Steve Reich, les grenoblois d’Owun évoluaient eux dans le noise-hardcore. Mais aujourd’hui, c’est bien

JOSY AND THE PONY vs THE PONEYMEN hippodrome club

Si, comme Brigitte Bardot dans les sixties, tu aimes Serge Gainsbourg et les animaux, alors il se peut que la Josy et ses petits poneys te parlent. Leur truc à eux, on le savait déjà quand ils jouaient entre gars, c’est le surf et la pop sixties vitaminée, jusqu’à reprendre Dick Dale ou d’autres… ça

HOLLYWOODFUN DOWNSTAIRS tetris

A peine mis le disque dans le lecteur qu’un néo-zélandais se met à me gueuler dessus. Agression totale et gratuite. Distribution de claques avec une précision de mathématicien. Mec, c’est quoi ça ? Du hardcore ? Genre Unlogistic ? Non, pas vraiment. C’est la guerre, le napalm et les hauts-parleurs poussés à fond sur les

REPETITOR gde ces

Deux filles, un gars, et une vieille BMW jaune décrépie. L’une tient une carabine, l’autre est au volant, lui porte un jogging deux bandes. Vous voilà prévenus, ce trio de Belgrade, Serbie, est du genre freaks, la guitare qui dégouline de distorsion, et l’ambiance flippante. A mi-chemin entre post-punk sombre et frappes punk noise, Repetitor

THE POISON ARROWS no known note

Enfant pauvre et oublié de la scène noiserock / indierock de Chicago, The Poison Arrow continue sur sa lancée, après une petite pause de 2011 à 2015. Pour ce troisième album, pas grand chose de changé. Toujours cette façon d’avancer lancinante, et légèrement désabusé, qui rappellera sans aucun doute Girls Against Boys à certains. Ce