BRUTUS Burst

Guitare très technique qui enchaîne les accords avec frénésie et section rythmique hyper vitaminée: March, qui ouvre l’album, a beau être inspiré, il ne nous empêche pas de penser que Brutus va nous proposer un énième album de math-rock monocorde. Rassurez-vous, il n’en est rien, le groupe belge ayant la bonne idée d’apporter bien d’autres

OWUN 2.5

Rescapé des années 90, ce groupe grenoblois créée en 1992 sort aujourd’hui son cinquième album. Et de l’eau est passée sous les ponts. Quand Bastärd apprenait à tout le monde à faire du post-rock, et que Tortoise relançait la mode de Steve Reich, les grenoblois d’Owun évoluaient eux dans le noise-hardcore. Mais aujourd’hui, c’est bien

JOSY AND THE PONY vs THE PONEYMEN hippodrome club

Si, comme Brigitte Bardot dans les sixties, tu aimes Serge Gainsbourg et les animaux, alors il se peut que la Josy et ses petits poneys te parlent. Leur truc à eux, on le savait déjà quand ils jouaient entre gars, c’est le surf et la pop sixties vitaminée, jusqu’à reprendre Dick Dale ou d’autres… ça

HOLLYWOODFUN DOWNSTAIRS tetris

A peine mis le disque dans le lecteur qu’un néo-zélandais se met à me gueuler dessus. Agression totale et gratuite. Distribution de claques avec une précision de mathématicien. Mec, c’est quoi ça ? Du hardcore ? Genre Unlogistic ? Non, pas vraiment. C’est la guerre, le napalm et les hauts-parleurs poussés à fond sur les

REPETITOR gde ces

Deux filles, un gars, et une vieille BMW jaune décrépie. L’une tient une carabine, l’autre est au volant, lui porte un jogging deux bandes. Vous voilà prévenus, ce trio de Belgrade, Serbie, est du genre freaks, la guitare qui dégouline de distorsion, et l’ambiance flippante. A mi-chemin entre post-punk sombre et frappes punk noise, Repetitor

THE POISON ARROWS no known note

Enfant pauvre et oublié de la scène noiserock / indierock de Chicago, The Poison Arrow continue sur sa lancée, après une petite pause de 2011 à 2015. Pour ce troisième album, pas grand chose de changé. Toujours cette façon d’avancer lancinante, et légèrement désabusé, qui rappellera sans aucun doute Girls Against Boys à certains. Ce

NLF3 waves of black and white

Formé par trois anciens membres de Prohibition devenus adultes (Nicolas, Ludo, Fabrice), NLF3 explore la musique instrumentale depuis quelques années. Mitch a rapidement remplacé Ludo. Et les adultes ont continué. Accumulant les projets et les recherches. Ce nouvel album continue de naviguer dans ce post-rock teinté d’electronica, de rock progressif, ou de kraut. Toujours sérieux

THE JOHN-PAULS forget to remember to forget

Derrière cette jolie pochette aux tons lumineux ne pouvait se cacher qu’un groupe indie-rock, simple et catchy. Ceux là viennent d’Austin, Texas, et nous rappellent que l’été n’est plus très loin. Dix morceaux sympathiques envoyés sans disto, à deux voix, avec ce qu’il faut de grinçant et de nuageux pour les sortir des mélodies pop.

MARK LANEGAN Gargoyle

On l’attendait un peu au tournant Mark Lanegan. Car après son très décevant album de reprises, Imitations, l’ex-chanteur des Screaming Trees nous devait une revanche! Les premiers morceaux confirment rapidement que notre homme est toujours dans sa période « synthétique ». En effet, comme sur ses deux précédents albums composés, Blues Funeral et Phantom Radio, rythmiques électros

VENN Runes

Ce premier album de Venn, c’est un peu l’histoire de la montagne qui accouche d’une souris. La montagne en question, c’est Real Blood, imparable tube post-punk (une ligne de basse envoûtante soutenue par un synthé discret en arrière plan et interrompue, par intermittences, par une guitare acérée, le tout habité par un chant pour une

AUTISTI l’altro mondo

Difficile de savoir par quel bout prendre ce disque. Par le projet original et un peu casse-gueule dans lequel il s’inscrit, et qui en fait un disque conceptuel… ou par sa musique, en réalité bien plus spontanée et jouissive qu’il n’y parait ? Derrière Autisti se cache en réalité Louis Jucker, artiste suisse aux milles

TRAINDODGE Time Will Never Know Your Name

Plus de 20 ans d’existence, des tournées en veux tu en voilà, 7 albums et quasiment autant d’EPs au compteur et pourtant on n’était encore jamais tombé sur Traindodge ! L’erreur est réparée grâce à ce Time Will Never Know Your Name. Erreur parce que la musique de ce groupe d’Oklahoma City mérite vraiment l’attention. Notamment

SLEAFORD MODS english tapas

Pur produit de la classe ouvrière anglaise, Sleaford Mods ne garde que la moelle épinière du rock, sans la moindre fioriture. Le duo s’est construit autour du charismatique Jason Williamson, de ses textes vindicatifs et de son accent marqué, et d’Andrew Fearn, l’homme à la bière, qui compose les beats asséchés et les lignes de

BUILDINGS you are not one of us

De Minneapolis, on connaissait les excellents Stnnng, l’un des meilleurs représentants de la noise actuelle. On y a vu naitre les grandioses The Blind Shake et leur garage-noisy. Il faudra maintenant compter sur Buildings. Le trio sort ces jours-ci son troisième album, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il place définitivement Minneapolis comme