PETER KERNEL The Size of the Night

Album. Libre. C’est le premier mot qui vient à l’esprit quand on pense à Peter Kernel. Un groupe libre. Parce qu’il a son propre label. Et peut travailler à son propre rythme. Libre de réaliser un fantasme électro-pop avec Camilla Sparksss. Libre de mettre leur chat ou leur chien sur la pochette de leurs albums.

THE THIRD EYE FOUNDATION Wake the Dead

ALBUM. Après avoir ressenti (c’était au milieu des années 2000) le besoin de sortir de derrière ses machines pour s’assumer seul, ou presque, avec sa guitare acoustique, sous son propre nom pour livrer quelques albums magnifiques de beauté folk sombre et mélancolique (on pourrait par exemple citer la trilogie incontournable Drinking Songs/Howling Songs/Failed Songs), Matt

EN ATTENDANT ANA lost and found

Depuis le temps que le nom de ce groupe de région parisienne tourne comme un secret d’initiés en initiés, il était temps de pouvoir tenir entre nos main un album digne de leur talent. Et c’est enfin chose faite avec ce « Lost and Found« . En attendant Ana, c’est une pop qui n’a de pop que

STRUCTURE structure

EP. La nouvelle sensation post-punk vient de Brighton et se nomme donc Structure. Ces trois là ont tout compris. Hargneux, simples, et inspirés, à quoi bon aller chercher ailleurs. Le collage de la pochette nous renvoie indéniablement à la grande époque de Crass records, preuve de bon goût. Et si Wire (époque « Pink Flag ») ou

TRUPA TRUPA jolly new songs

Si Headache, leur précédent album, nous avait cueillit sans prévenir, ce Jolly new songs comble des fragilités tout en devenant légèrement plus opaque. On retrouve cette alchimie étrange, sans barrière, qui réunit sous un même toit le rock déviant de Pavement, le psychédélisme de Pink Floyd, et des dérives progressives. Les polonais restent maîtres pour

DAS GELD hesitation

Si Das Geld (l’argent) veut se donner de faux airs de teuton (à coup de Herman Jung et de Klaus Baron), c’est en réalité du côté de Rennes qu’il sévit. Et pourtant ces deux là se plairaient sans doute dans le décor urbain de la capitale allemande. Ce mélange de rythmes dansants, de guitare, de

ASTEREOTYPIE l’énergie positive des dieux

ALBUM. Quel plaisir de retrouver sur disque ce collectif incroyable, réunissant quatre chanteurs-autistes et des musiciens de la scène indé (notamment Arthur B. Gilette de Moriarty)… Je les découvre en 2015, en première partie de We Have An Anchor (projet autour des vidéos de Jem Cohen, avec Guy Picciotto ou Efrim Manuel Menuck), lors du

ESCAPE-ISM introduce to escape-ism

ALBUM. Depuis ses prestations extrêmes avec les excellents Nation of Ulysses à l’époque, jusqu’à ses émissions pour Vice, Ian Svenonius est un touche à tout, jamais à cours d’énergie et de créativité. On le connaissait fan des sixties (influence indiscutable de la plupart de ses groupes), le voilà parti pour revisiter les années 80 d’Alan

CASEY where i go when i am sleeping

ALBUM. Casey nous vient du Pays de Galles et sort là son deuxième album. Et si on ne connaissait pas le groupe avant d’entendre ce Where I Go When I Am Sleeping, on sent rapidement que ces gars-là viennent du hardcore. Cette influence est en effet clairement perceptible dans la section rythmique, souvent puissante, et

SUNFLOWERS castle spell

ALBUM. Pour son deuxième album, le duo de Porto tape fort, très fort. Une énergie qui rivalise avec Thee Oh Sees, des reverb sensuelles qui lorgnent du côté des Cramps et des vocaux addictifs qui renvoient indiscutablement au meilleur des B52’s. Carolina (batterie-voix) et Carlos (guitare voix) ont tout compris. A deux, ils viennent de

SUPERCHUNK what a time to be alive

ALBUM. L’élection de Trump a au moins eu cet effet positif : celui de donner envie aux artistes de créer et collaborer pour s’opposer par leurs œuvres. What a Time to Be Alive et son titre explicite s’inscrit dans ce mouvement global anti-Trump puisque son élection a poussé Superchunk à se remettre à composer plus

THE SOFT MOON Criminal

ALBUM. Pochette montrant le visage (dont les différentes parties, tout un symbole, sont morcelées, un peu façon puzzle) de Luis Vasquez en gros plan, album (intitulé Criminal…) de nouveau enregistré, mixé et produit avec Maurizio Baggio en Italie: The Soft Moon reprend ici l’introspection douloureuse là où il l’avait laissée à la fin de son

BRIX & THE EXTRICATED part 2

ALBUM. Comme c’est étrange de se retrouver à écouter et chroniquer cet album de Brix Smith and The Extricated alors que Mark E. Smith vient de mourir (je sais l’album est sorti il y a quelques temps mais je n’ai pas eu le temps de me plonger dedans avant). Etrange, car Brix Smith Start fut,

THOM YORKE Tomorrow’s Modern Boxes

ALBUM. Le leader de Radiohead s’était déjà offert plusieurs fugues, avec The Eraser, très bon album sorti sous son propre nom en 2006, ou avec Atoms for Peace (pour lequel il était accompagné de Flea et de son producteur fétiche Nigel Godrich) avec qui il sortit Amok en 2013. Sans parler de son travail de

FACTEUR CHEVAL Adieu l’organique

ALBUM. En choisissant ce nom et avec cette pochette très art brut, ce groupe annonce la couleur. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Joseph-Ferdinand Cheval, plus connu sous le nom de Facteur -c’était son métier- Cheval, est une figure légendaire de l’art brut. Considéré par ses voisins comme un doux dingue, il a en