LAURENCE WASSER V

ALBUM. Mai 68 versus mai 2018. L’heure est à la révolte. Rouge et décadente. Révolutionnaire et festive. L’excentrique et prolifique Laurence Wasser en sera, à sa manière. Déglingué, déstructuré, mais foncièrement primitif. Et pour cette première référence du label Atomic Bongo (après un excellent Ep chez Atomic Spoons en 2009), Laurence fait se télescoper dans

JORDAN skeleton strasse

ALBUM. 2010, le groupe indie parisien sortait son dernier album et déposait les armes… 8 ans plus tard, les trois copains ressortent les guitares du placard, et s’envolent pour Berlin. Le résultat renoue avec ce son typiquement 90’s, quand les mélodies pop s’acoquinaient avec la dissonance, que les ritournelles personnelles remplaçaient les solo de guitare,

ZËRO ain’t that mayhem ?

ALBUM. Si l’ouverture de ce nouvel album des lyonnais ne m’a pas vraiment convaincu, je dois avouer que les ambiances rampantes qui arrivent à partir du quatrième morceau, le sublime « Underwater Frequencies » ont réveillé en moi des souvenirs plus que positifs. Car ce sont bien des univers dignes de Bästard (leur précédente formation, culte pour

VOWWS under the world

ALBUM. Pour ce duo australien basé à Los Angeles, la new-wave, le post-punk et la synth-pop ne forme qu’un. Et il se décline à la sauce pop. Il faut dire que le duo est devenu maître pour composer de petits tubes parfaitement calibrés. Suffisamment sombres pour plaire aux amateurs du genre, et toujours lissés et

THE BREEDERS All Nerve

ALBUM. Pas vraiment préparés au succès planétaire, les Breeders ont eu bien du mal à encaisser tout ce qui entoura Last Splash. Pourtant très recommandable, leur plus gros succès, sorti en 1993, leur a paradoxalement en même temps collé une étiquette de groupe à succès, très MTV friendly, dont la bande à Kim Deal a

IDLES : Well Done !

Paris, Trabendo, le 20 avril 2018.   Après un concert complet au Point Éphémère il y a quelques mois, et un disque qui fait le buzz, Idles revenait au Trabendo, évidemment à nouveau à guichet fermer.   Le premier groupe joue malheureusement beaucoup trop tôt pour que je les découvre. Il faut dire qu’il fait

MOANING s/t

ALBUM. Difficile de croire que Moaning sort là son premier album tant ces 10 titres font preuve de caractère et de maturité. L’histoire est belle pour ce trio de gamins (ils ont à peine la vingtaine) de Los Angeles. Remarqués par Alex Newport qui leur propose de les enregistrer, Moaning se voit dans la foulée

SECOND STILL equals

ALBUM. Que ceux qui se prélassaient dans les années 80 sur les morceaux sombres mais accessibles du premier album de Cocteau Twins (le majeur « Garlands« ) se rassurent : le trio de Los Angeles Second Still renoue avec ce mélange de chant féminin subtil et de douceurs froides. Nourris aux sons d’XMal Deutschland (seconde période), ou

HOT SNAKES jericho sirens

ALBUM. Le retour des serpents chauds après 14 ans d’absence se fait avec fracas, et chez Sub Pop ! Nous revoilà revenus à ce que ceux-là font de mieux : De l’énergie brute, de la sauvagerie, de la tension, du rock’n’roll, et cette aptitude à pondre du tubes noisy-punk-garage comme s’il en pleuvait. Les connaisseurs

PETER KERNEL The Size of the Night

Album. Libre. C’est le premier mot qui vient à l’esprit quand on pense à Peter Kernel. Un groupe libre. Parce qu’il a son propre label. Et peut travailler à son propre rythme. Libre de réaliser un fantasme électro-pop avec Camilla Sparksss. Libre de mettre leur chat ou leur chien sur la pochette de leurs albums.

THE THIRD EYE FOUNDATION Wake the Dead

ALBUM. Après avoir ressenti (c’était au milieu des années 2000) le besoin de sortir de derrière ses machines pour s’assumer seul, ou presque, avec sa guitare acoustique, sous son propre nom pour livrer quelques albums magnifiques de beauté folk sombre et mélancolique (on pourrait par exemple citer la trilogie incontournable Drinking Songs/Howling Songs/Failed Songs), Matt

EN ATTENDANT ANA lost and found

Depuis le temps que le nom de ce groupe de région parisienne tourne comme un secret d’initiés en initiés, il était temps de pouvoir tenir entre nos main un album digne de leur talent. Et c’est enfin chose faite avec ce « Lost and Found« . En attendant Ana, c’est une pop qui n’a de pop que

STRUCTURE structure

EP. La nouvelle sensation post-punk vient de Brighton et se nomme donc Structure. Ces trois là ont tout compris. Hargneux, simples, et inspirés, à quoi bon aller chercher ailleurs. Le collage de la pochette nous renvoie indéniablement à la grande époque de Crass records, preuve de bon goût. Et si Wire (époque « Pink Flag ») ou