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'Y a des jours où vous avez envie de vous manger du Converge en plein dans la tête. Parce que ce sont vos tripes qui le réclament. Et puis, 'y a des jours où vous voulez que David Ivar et André vous serrent dans leurs bras. Parce que c'est votre cœur qui en a besoin. Il n'y a peut-être pas de logique là-dedans. Peu importe. 'Turn Off The Lights', 'Switzerland Heritage' et 'Mas Cambios' nous ont tous confimés qu'il n'y avait au moins pas de mal à se faire du bien. En trois albums, les frères Herman Düne, dans leurs fausses élucubrations acoustiques, ont imposé une folk à l'écriture très personnelle. Des guitares simples au service d'une mélancolie qui traîne comme plein d'autres sentiments le long de leurs cordes souvent en vadrouille. Sans se poser de questions, la paire continue son bonhomme de chemin mais a quand même pris le temps de s'arrêter pour répondre à nos questions.
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||| interview : chRis A
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::positiverage.com::2005:: photos
by Tom, O. Debruille, Laure |
Vous considérez-vous comme certains vous qualifient, à savoir "Des Troubadours de la Folk" ? Je ne sais pas qui nous qualifie de cette façon. Nous sommes un groupe de rock indépendant ordinaire. Ne pas avoir de maison et raconter des histoires en musique fait peut-être de nous des troubadours, mais je ne connais pas le sens exact de ce mot. Vous voyagez beaucoup. Dans quel pays vous sentez-vous le mieux… et pourquoi ? Là je t'écris de Berlin. Je m'y sens bien parce que mes amis ici sont trés hospitaliers et que la nourriture pour végétariens est accessible. Nous sommes plus chez nous à New York parce que c'est la ville des Juifs, ou plus généralement des gens sans terre. Dans quel état d'esprit avez-vous travaillé sur 'Mas Cambios' ? Nous étions un peu obligés de rester à Bensonhurst, chez Spencer, un bon ami. Le métro n'était pas en forme à ce moment-là et pour voir nos amis nous devions les convaincre de faire la fête loin de Manhattan. Beaucoup d'entre eux ont participé aux enregistrements. Nous avons emprunté du matériel à des groupes sans rien leur dire et fumé beaucoup de bongs. C'était la fête, l'été indien prè de la plage. Comment avez-vous abordé le processus de composition ? Personnellement je ne compose pas vraiment, j'écris des mots dans un carnet quand un ami est en retard à un rendez-vous, puis j'utilise toujours les mêmes accords pour les accompagner. Mon frère écrit l'autre moitié de notre répertoire et je crois qu'il commence direct avec une mélodie et une guitare.
Quels sont les changements qu'il fallait que vous apportiez sur cet album ? Peut-être un peu plus de rigolade pour essayer.Votre travail semble de moins en moins sombre et triste. Deviendriez-vous heureux ? Je ressens rarement de la tristesse. Le choix de chansons plus gaies vient peut-être seulement des conditions d'enregistrement que nous avons déjà évoquées. Qu'est-ce que vos ami(e)s doivent nécessairement avoir pour être invités sur vos albums ? Etre dans la même ville au même moment. Nous n'avons pas les moyens de les inviter partout. Si votre musique était la bande-originale d'un road-movie, de quoi parlerait-le film ? Je n'aime pas trop les films qui parlent de quelque chose en particulier. Si je devais faire un clip pour une chanson j'y mettrais des animaux et des travailleurs. |
Pourquoi êtes-vous partis de Prohibited Records ? Parce que nous le pouvions. Parlez-nous de The Track And Field Records ? C'est un label vraiment indépendant. Nos patrons ont des métiers et ne s'occupent de leurs groupes que le dimanche. Nous pouvons leur faire confiance. Ce sont aussi d'excellents DJs. Nous aimons la même musique: des chansons des années soixante. Quel bilan tirez-vous depuis l'album 'Turn Off The Lights' ? Nous n'avons pas eu le temps, ni peut-être l'envie de tirer des bilans. Nous avons l'impression que chaque nouvel album est meilleur que le précédent, ce qui est bon. Décrivez précisément ce que vous ressentez quand vous jouez de la musique ? C'est juste de la joie, je crois. En tant que multi-instrumentiste, de quel instrument rêvez-vous de jouer ? Je voudrais jouer plus de batterie, mais tout le monde trouve que j'y suis très mauvais. Est-ce que ce n'est pas trop dur d'avoir toujours son frère sur son dos ? Il m'arrive assez rarement de devoir porter mon frère en fin de soirée, mais de toute façon il est très maigre. Nous nous entendons bien aussi. A quoi ressemble un fan de Herman Düne ? Ceux que je rencontre me paraissent souvent étonnament vieux, pour des fans. Souvent ils fument beaucoup de cannabis. Si vous deviez écrire une chanson contre George W. Bush, quel en serait le titre ? I can't sing with two dicks in my mouth. Mais je ne tiens pas à écrire une chanson contre g.w.bush. Je n'écris pas non plus contre l'augmentation du prix des cigarettes. Quels sont vos projets avec Herman Düne ? Tourner puis enregistrer à nouveau, puis tourner puis enregistrer encore. Comment s'est passée votre collaboration sur l'album de Julie Doiron ? Nous étions déjà amis. Nous avons passé une journeé en studio au cours d'une tournée européenne, c'était très simple et rapide. Qu'est-ce qui vous a inspiré dernièrement ? De jouer sans micro beaucoup et de raconter des histoires entre les chansons. Je me demande quelquefois si on a besoin d'électricité pour faire de la musique. Le haschish et l'alcool ainsi que leur effet sur les gens autour de moi me font réfléchir pas mal aussi, quand j'en ai le temps.
herman düne |
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