Ces quatre floridiens sont ce qu'on appelle des work-addicts. S'ils ne sont pas sur les routes pour partager leur potion d'emo punk-rock bouillonnant et incendiaire, ils écrivent, rentrent en studio et enregistrent. Vivre pour jouer et jouer pour vivre pourrait assez bien résumer le voyage cathartique que Chuck Ragan, Chris Wollard, Jason Black et George Rebello ont décicé d'entreprendre il y a maintenant huit ans. Pour leur deuxième album sur Epitaph, le quatuor a encore mis du coeur à l'ouvrage pour nous réchauffer et nous émouvoir. Plus convaincant mais aussi plus accessible que 'A flight and a crash', 'Caution' nous montre un groupe qui cherche à amener sa musique toujours plus loin dans l'efficacité et la sincérité. Entretien virtuel avec Jason, le bassiste et porte-parole du groupe.

interview : chRis A
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On compare souvent Epitaph à une major mais en quoi ce label est-il différent d'une major ?
Il m'est difficile de répondre à cette question dans la mesure où nous n'avons jamais eu la moindre expérience avec une major. En tout cas Epitaph Records dispose de grands moyens et de grandes ressources mais les gens du label fonctionnent comme une famille et c'est ce qui a le plus d'importance à nos yeux.

Que représente l'oiseau qui figure sur chaque page du livret ?
Il faudrait demander à l'artiste Scott Sinclair. Il peint sur les démos et les chansons que nous lui envoyons. Lorsque nous nous apprêtons à sortir un nouvel album, Scott est assurément le cinquième membre du groupe.

Comment se fait-il que vous écriviez de nouvelles chansons aussi facilement et aussi rapidement ?
Nous écrivons vite car nous ne nous arrêtons jamais d'écrire. Mais nos chansons ne sont pas faciles à composer. Tout le monde participe au processus de composition et nous passons tout notre temps libre à bosser sur les nouveaux morceaux. Ça nous donne le luxe d'accoucher de nombreuses chansons pour ensuite concentrer tous nos efforts sur les meilleures.

Comment avez-vous réussi à rendre vos chansons plus compactes ?
Cette fois-ci, les parties vocales sont rentrées très tôt dans le processus de création. D'habitude on s'occupe d'abord de la musique et ensuite Chris et Chuck s'évertuent à plaquer des vocaux pour qu'ils collent bien à la musique. Sur 'Caution', nous avons été capables de mettre davantage la musique en correlation avec le chant; de cette manière nous avons éliminé beaucoup de parties inutiles dans chacun des airs.

Quelques mots sur votre tournée australienne. Qu'est-ce que ça fait de jouer devant de nouveaux publics ?
Que nous jouions à l'étranger ou chez nous aux Etats-Unis, c'est toujours génial de se produire devant de nouvelles personnes. La tournée en Australie a été absolument incroyable. Que ce soit ceux qui nous ont aidés ou ceux que nous avons rencontrés, nous avons eu à faire aux gens les plus généreux qu'il nous ait été donné de croiser. Tout s'est tellement bien passé sur cette tournée. C'est super qu'on ait eu l'opportunité de la faire. Nous sommes impatients de remettre ça.

Pourquoi ne prenez-vous pas en compte le fait que tourner de manière si intensive peut détruire le groupe ?
Ça l'a presque déjà fait. Nous sommes sur le point de faire une pause de trois mois. Nous voulons repartir l'année prochaine avec un programme beaucoup moins fou.

Qu'avez-vous appris de votre collaboration avec Brian Mc Ternan (producteur, ingénieur du son et mixeur sur 'Caution') ?
Il nous a appris à nous dépasser, à écouter nos chansons d'une façon différente et plus efficace pour faire notre propre autocritique.

Quel est votre carburant le plus précieux pour chacun d'entre vous ?
Je ne prends pas de risque en disant que notre carburant à nous quatre, c'est la musique.
(merci à Laure)