ULTRA PANDA self titled

Sorti en 2011 par Les Disques Du Hangar 221 et Chanmax records, ce maxi des UltraPanda reflète tout à fait l’image que j’avais gardé d’eux en concert. Un panda à trois têtes supervitaminé, fan de heavy velu et de dancefloor fiévreux. Leur formule basse / batterie / chant fonctionne à plein régime et grâce à

JOWJO ancora nessun messaggero

Qui a déjà vu le trio italien Three Second Kiss se souvient obligatoirement de son guitariste, Sergio Carlini. Virtuose de l’accord bizarroïde et de l’arpège inimaginable. Sergio, ce n’est pas ce bon gars qui pose sur la pochette, mais Jowjo est bien son projet solo. Solo, comme le seul titre présent sur ce 45t (Silence

REPORTAGES (Sacco)

On peut considérer « Reportages » comme le nouveau Sacco. Car si le livre rassemble en fait différents travaux que l’auteur américain a réalisés pour des journaux ou magazines comme Time, Harper’s, The Guardian ou The New-York Times ces dernières années, la plupart (en fait, tous sauf un, « Les fermiers aux pieds nus », publié dans la revue

CHRONIQUES DE JERUSALEM (Delisle)

Pour son travail (dans le cinéma d’animation), Guy Delisle a beaucoup voyagé. Il en a profité pour raconter ses expériences dans ces différents pays dans « Shenzhen », « Pyongyang » (tous 2 sortis à l’Association) et « Chroniques birmanes » (chez Delcourt). Plus récemment, entre 2008 et 2009, il a séjourné à Jérusalem, suivant, cette fois, sa femme, coordonatrice pour

SIGUR ROS Inni

On a souvent décrit Sigur Ros comme une sorte de Mogwaï ou Godspeed You! Black Emperor islandais. Rapport à leur goût pour les morceaux longs, les lentes montées en tension dont le post-rock a le secret et les explosions de guitare. En plus accessible. Car c’est vrai que sans être mainstream, le groupe incorpore dans

RATTRAPAGE 2011 (part 1)

On profite de cette nouvelle année pour rattraper un peu notre retard. Ces disques ont bien été reçu en 2011, mais nous n’avons pas encore trouvé le temps d’en parler. Retour rapide sur ces disques oubliés ! JOE 4 « enola gay » (whosbrain) : Le label Whosbrain est allé dégotter ce groupe croate clairement influencé par

MAXIMILIEN LE ROY : le journalisme en dessin

Si vous avez lu ‘Hosni, SDF+’, ‘Nietzsche, Se Créer Liberté’, ‘Faire Le Mur’, ‘Les Chemins de Traverse’ et ‘Dans La Nuit La Liberté Nous Ecoute’, son dernier album, vous avez compris que Maximilien est un auteur rare. De ceux pour qui le mot engagement n’est pas galvaudé. Pour qui les hommes et leur vécu ont

NANKIN (Meylaender/Zong Kai)

De nos jours, un avocat sillonne Nankin pour recueillir le témoignage de personnes ayant survécu au massacre de 1937 et, surtout, ayant croisé Xia Shuqin à cette période. La tâche ne s’annonce pas facile car les survivants sont de moins en moins nombreux mais les contributions de Wang Shang-Ti, alors soldat dans l’armée chinoise, qui

THE GROCERY tome 1 (Ducoudray/Singelin)

Baltimore, de nos jours. Les destins de différents personnages vont se croiser. Ceux de Sixteen et sa bande, qui tiennent un « corner » pour le compte de Lefty et Mushroom. Ils y dealent tout ce qui peut se trouver pour se défoncer. D’Elliott, écolier sérieux dont le père vient de racheter une épicerie, une « grocery », dans

MIRANDA growing heads above the roof

Sorti à la base par le groupe en 2009, cet album ressort en 2011 sous pavillon From Scratch. Pour ceux qui ne connaissent pas ces italiens, ça joue plutôt du côté du foutraque dansant, bordel semi-organisé et post-punk pour clavier. D’ailleurs, de claviers, il en est fortement question ici tant les guitares sont reléguées au

FATABO 204g

Ceux là ont beau essayer de m’acheter en incorporant des photos de Kimmo sur l’insert du disque*, je vais m’efforcer d’être honnête et ne pas me faire corrompre si facilement ! 204 grammes, c’est donc le poids du premier album vinyle que vient de sortir ce trio de copains parisiens. Et grâce à ces 204 grammes,

HABIBI (Thompson)

On avait cru comprendre avec les 600 pages du très autobiographique « Blankets », son récit précédent, que Craig Thompson n’était pas du style à faire les choses à moitié. Mais cette fois-ci, l’auteur américain s’est lancé dans un défi carrément fou, un récit du genre obsessionnel. D’une ambition graphique époustouflante, d’une ampleur narrative incroyable. Pour aboutir

LES IGNORANTS (Davodeau)

C’est encore à la lecture d’un récit particulier que Davodeau nous invite. Celui d’une initiation croisée. Pour qui ? Pour les ignorants du titre : Etienne Davodeau lui-même et Richard Leroy qui, s’ils excellent chacun dans leur domaine, sont de complets novices dans la discipline de l’autre : la bande dessinée, bien sûr, pour Leroy et la culture